Le docteur architecte et le milieu opérationnel : quelle place, quel avenir ?
Quelle peut être la place d’un docteur architecte dans le milieu opérationnel ?
Quelles sont les charges pesant sur le docteur architecte le pénalisant dans la course à l’emploi dans les milieux de l’architecture et de l’urbanisme ? Comment valoriser une spécificité pas vraiment reconnue de la profession ?
- la mise en relation de données partielles techniques ou théoriques (qui fondent généralement les sujets de thèse en les raccordant aux disciplines périphériques à l’architecture) avec l’ensemble cohérent que l’on pourrait appeler projet et
- la mise en relation avec les différents intervenants du projet, allant de la maîtrise d’ouvrage à la maîtrise d’œuvre en passant par les collectivités ou les entreprises. (Ceci créant souvent le paradoxe où l’état de l’art technique des recherches ignore les outils et techniques disponibles sur le marché).
Nantes, le mémorial et la traite atlantique
Restitution du travail des Ă©tudiants de l’Ecole Nationale d’Architecture de Nantes

PRESENTATION GENERALE
Depuis maintenant 5 ans, les écoles d’architecture de Nantes (ENSAN) et de Dessau (HochSchule AnHalt) opèrent des échanges pédagogiques sous des formes diverses. Cela a commencé par l’encadrement commun de diplômes, puis la participation croisée à des jurys. Depuis 2 ans, les deux écoles sont parvenues à harmoniser un semestre complet, en France et en Allemagne, en proposant aux étudiants un sujet identique, un voyage d’échange et de découverte, un jury croisé et des rendus exposés dans l’une et l’autre des écoles.
Ce programme, particulièrement exigent pour les enseignants en terme d’investissement temps, ne pourrait être réalisé sans le soutien actif et financier des deux institutions et surtout de l’Office Franco Allemand pour la Jeunesse.
ENVIRONNEMENT PEDAGOGIQUE
A Nantes et à Dessau, quatre enseignants animent l’atelier, Bruno Suner et Laurent Lescop pour le côté nantais, Johannes Kalvelage et Manfred Sundermann pour la partie allemande. Les groupes d’étudiants concernés sont ceux de master (4eme et 5eme année) pour les français, le groupe allemand pouvant être plus ouvert, accueillant par exemple le groupe de « l’international course ».
Le sujet proposé est commun aux deux écoles, néanmoins, il a été convenu que les enseignants déploieraient des méthodologies « inversées » afin de d’interroger plus encore les pratiques et les résultats. Pour simplifier, les français partent d’une approche sensible pour aller vers une rationalisation de la question, les allemands démarrent d’une analyse rationnelle pour produire une réponse sensible.
Le travail se déroule sur un semestre, le premier tiers étant consacré au voyage et à la familiarisation avec le sujet, le deuxième à l’apprentissage instrumental et méthodologique, le troisième à la production. Pour les français la restitution du travail se fait sous la forme de courts métrages et de planches graphiques, pour les allemands sous l’aspect de projection et de plans détaillés.
LES QUESTIONS ABORDEES
Nous inscrivons notre démarche dans une problématique résolument européenne, tentant de rappeler aux étudiants que nous avons une histoire commune bien plus entrelacées que l’on bien parfois le laisser croire. L’épicentre pouvant être en Allemagne ou en France, les destins des deux nations sont liés. L’échelle de notre approche englobe les deux pays et plus encore.
L’idée est de proposer des sujets à fort marquage historique, en alternant, une année en Allemagne, c’est le sujet « continental », une année en France, c’est le sujet « atlantique ».
L’an dernier nous avons travaillé sur CheckPoint Charlie à Berlin ou comment évoquer et utiliser ce symbole de la désunion pour mieux construire la réunification alors que partout ailleurs dans le monde, de nouveaux murs se construisent. (Voir en annexe le cahier des illustrations).
Cette année, basculement sur la France pour le sujet « atlantique » : que faire de l’héritage de la traite atlantique.
RAPSODIE ATLANTIQUE
Alors que nous avions décidé d’aborder la question de la traite atlantique il y a plus d’un an déjà , l’actualité récente a donné à cette question des échos plus que puissant. L’élection du nouveau président américain a redit que la traite atlantique, pose la question du repeuplement du continent américain, repeuplement double fondé sur l’inégalité et la discrimination, les possédants d’un côté, les asservis d’un autre. La réduction totale de cette fracture ne pouvant être visible, peut-être que ces tout derniers temps.
Autre sujet se rappelant brutalement à nous, l’exploitation du continent Africain dans un commerce en triangle toujours existant, impliquant les continents européens et américains, mais bousculé maintenant par la puissante Chine. Les soubresauts politiques violents de l’Afrique sont autant d’indices révélant les convoitises que le monde a pour une terre immensément riche.
Plus près de nous, ce sont les mémoires individuelles qui se construisent et reconstruisent, s’interprètent ou s’aveuglent en fonction des parcours sociaux, des facilités de reconnaissance ou des pesanteurs que les pressions économiques et sociales. Ces mémoires réclament parfois des lieux de souvenir comme des autels à honorer incluant même d’éventuels actes sacrificiels symboliques.
Le sujet « Rapsodie Atlantique » cherche à rendre compte de cela, puis interroge les futurs architectes sur la place et l’image que de telles forces peuvent occuper dans la ville.
NANTESÂ : VILLE DE LA TRAITE
Au 15ème siècle, un gigantesque trafic se met en place entre l’Europe, l’Afrique et les AmĂ©riques. Durant près de 400 ans, des millions d’hommes vont ĂŞtre dĂ©portĂ©s en Afrique contre des produits europĂ©ens et transportĂ©s Ă fond de cale, comme des marchandises, Ă travers l’Atlantique. Nantes a Ă©té au 18ème siècle un des principaux ports nĂ©griers d’Europe. En trois quarts de siècle, Nantes a traitĂ© un peu plus de 450 000 captifs africains et assurĂ© plus de 45 % de la traite nĂ©grière en France. Ce commerce est montĂ© en puissance Ă partir du dĂ©but du XVIIIe avec le rachat par les nĂ©gociants nantais du privilège de la Compagnie des Indes orientales. Les tonnages sont de plus en plus impressionnants, sauf pendant les pĂ©riodes de guerre avec l’Angleterre, notamment la guerre de Sept Ans. On note alors un ralentissement du trafic, comme pendant le blocus continental sous l’Empire. Blocus qui verra l’émergence de la ville de Magdebourg par exemple, en Allemagne.
Pourtant, les seules empreintes qui existent sont d’ordre architectural, avec le nĂ©o-classicisme et le baroque nantais. Mais les traces sont diffuses, la ville a longtemps refusĂ© de gĂ©rer cette part de passĂ©. (source Association les Anneaux de la MĂ©moire : http://www.lesanneauxdelamemoire.com/traite/expoindex.htm)
LE SUJET PROPOSE EN 2008/2009
Pour les français comme pour les allemands, il s’agit de travailler sur un lieu qui soit autant un lieu de mémoire qu’un lieu dynamique, tourné vers l’avenir. A ce titre le concept de World Fair Trade Center a été proposé par les enseignants. Le site sera situé en plein centre de l’agglomération nantaise, sur la partie ouest de l’Ile de Nantes.
Les étudiants français partent de fictions qu’ils inventent puis réalisent sous la forme de courts métrages en images de synthèse. Pour ces films, les étudiants isolent une question particulière qu’ils transforment en dramatique. De cette histoire va naitre le projet architectural.
Les étudiants allemands partent de l’analyse du site pour construire un projet répondant à un programme co-rédigé par les enseignants.
La restitution se fait pour les étudiants français sous forme de planches et d’un DVD, pour les étudiants allemands sous forme de planches et de montages projetables.
CALENDRIER ET ACTIONS PHARES.
* Entre février 2008 et septembre 2008 : des réunions préparatoires se sont tenues à Nantes et à Dessau entre enseignants afin de caler le programme et valider le sujet à venir
* Septembre 2008 : inscription des étudiants en France et en Allemagne. Le nombre d’inscrit est une donnée importante pour la bonne marche du programme, un effectif trop faible ne permet pas de mener à bien le projet, des groupes pléthoriques viendraient pénaliser la qualité de l’enseignement. A Nantes a été établi un principe de quotas.
* Mi-septembre 2008, nous avons arrêté le tracé de notre voyage. Le principe du voyage est de permettre aux étudiants français et allemands de se connaitre et d’échanger dans un cadre qui n’est pas le leur. Sur la route, une ambiance particulière se créée, favorisant l’interaction. Connaissant nos effectifs, nous avons pu équilibrer le groupe français et le groupe allemand. Le voyage devait croiser deux thématiques afin de rendre notre travail efficient : la revitalisation portuaire et les transformations urbaines, les traces du commerce triangulaire.
* Octobre 2008Â : voyage.
o Pour les allemands Dessau – Nantes.
o Ensemble : à Nantes, visite de la ville, visite des Ecoles d’Architecture de Nantes (l’ancienne et la nouvelle), le musée consacré à la traite négrière, conférence avec l’association « les anneaux de la Mémoire »
o Visite de Saint Nazaire, les installations portuaires, le monument à la mémoire de la traite.
o Visite de la Rochelle, port négrier, visite du musée du nouveau monde comportant des pièces exceptionnelles concernant la traite et le commerce triangulaire.
o Nous avions pris un point de base à Anglet afin de pouvoir rayonner. Mais les chauffeurs ont refusé l’étape Bordeaux (autre port négrier) sous différents prétextes. Nous avons donc avancé l’étape Bilbao afin de découvrir le pont transbordeur (équivalent à celui de Nantes), la revitalisation portuaire et le musée Guggenheim. Bilbao au début de la traite était en concurrence directe avec Nantes et des enjeux économiques forts ont lié les deux villes. Il était intéressant de voir comment les deux ports se sont développés sur des bases communes.
o Etape à san Sebastian en remplacement de Bordeaux qui nous pouvait plus se faire, visite indispensable du palais des congrès de l’architecte Moneo, qu’aucun de nos jeunes futurs architectes ne pouvait manquer.
o Visite de la Ville de Rochefort, ancien port de construction navale et visite du chantier de l’Hermione, le navire de la Fayette, afin de donner aux étudiants l’échelle de ce que pouvait être un navire négrier. En effet, suite ) l’interdiction de la traite en 1812, les armateurs ont utilisé des navires de nature assez proche (des bricks par exemple, plus fins, plus rapides, afin d’échapper à la police maritime anglaise).
o Retour à Nantes, visite du site du projet et des installations de « la Fabrique » (architecture mobile : l’éléphant).
Le voyage reste un moment déterminant dans notre programme. Outre l’interconnaissance des groupes allemands et français, il permet de mesurer à la bonne échelle les problématiques que nous leur proposons. L’an dernier, les français avaient réellement changé mentalement suite à leur séjour en Allemagne. Au départ, le mur, la bipolarité étaient des notions floues, les clichés étaient omniprésents. Cette année, au-delà de l’éloignement temporel des faits, les étudiants devaient travailler une matière particulièrement tragique mais très diffuse dans leur quotidien. La visite des ports a opéré un premier travail de mise en cohésion.
o Novembre2008 – janvier 2009, à Nantes et à Dessau, travail en atelier avec les enseignants.
o Fin janvier 2009 : jury français
o Février 2009 : jury allemand
o Février 2009 : première projection publique des films français
o Mai 2009, pour la journée du 10 mai, projection-débat avec officiels dans un cinéma de Nantes des films et exposition des travaux franco-allemands
UN SUJET D’ACTUALITE
>Toute l’actualitĂ© du grand ouest > Nantes – samedi 16 fĂ©vrier 2008
MEMORIAL : « LES VIEUX DEMONS REVIENNENT AU GALOP » – NANTES
samedi 16 février 2008
Jean-Marc Ayrault s’est dit hier « profondĂ©ment choquĂ© que la droite vienne, une nouvelle fois, polĂ©miquer sur le MĂ©morial dĂ©diĂ© Ă l’abolition de l’esclavage. » Ă€ ses yeux, « ceux qui sont contre le projet n’acceptent pas que la Ville regarde son passĂ© en face […]. Les vieux dĂ©mons reviennent au galop […]. »
Et le candidat-maire de poursuivre : « Ce MĂ©morial est le fruit d’un travail collectif. Et c’est d’un commun accord que Krzysztof Wodiczko, l’artiste polonais a Ă©tĂ© choisi. Ce sera un lieu de mĂ©ditation et d’interpellation. On y rendra aussi hommage Ă ceux qui se sont battus contre l’esclavage. Et il n’est pas question de culpabiliser les Nantais ou de montrer du doigt les descendants des familles d’armateur. La droite n’a toujours pas compris l’image d’ouverture et de tolĂ©rance de cette ville […]. Pourtant, avec ce MĂ©morial, Nantes va devenir une rĂ©fĂ©rence. »
Jean-Marc Ayrault est Ă©galement revenu très rapidement sur Port-LibertĂ©, le projet architectural emblĂ©matique que Sophie Jozan, son adversaire UMP, souhaite installer sur la proue ouest de l’Ile de Nantes : « C’est un projet flou. Il n’y a rien derrière. »
LE MEMORIAL ECHAUFFE TOUJOURS LES ESPRITS
Maguy Salomon et Paul Rotach devant l’emplacement de la statue de l’esclave se libĂ©rant de ses chaĂ®nes, profanĂ©e en avril 1998.
LA CONSTRUCTION DU MEMORIAL DEDIE A L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE DEBARQUE DANS LA CAMPAGNEDES MUNICIPALES. LE POINT SUR UN DOSSIER QUI DIVISE TOUJOURS.
« Il n’est pas opportun, de mon point de vue, d’attacher ce boulet Ă Nantes… » Dans la salle de documentation du centre culturel Louis-Delgrès, Maguy Salomon et Paul Rotach relisent les propos de Claire Fresson, conseillère municipale CNI de Nantes, sur le projet de MĂ©morial dĂ©diĂ© Ă l’abolition de l’esclavage (Ouest-France du 1er fĂ©vrier). L’indignation Ă©trangle leur voix : « Quel affreux jeu de mot ! Ce n’est pas possible qu’une Ă©lue nantaise puisse tenir un tel discours, s’insurgent les deux membres du Collectif du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Ces propos sont teintĂ©s d’ignorance. En construisant ce MĂ©morial, il ne s’agit pas de culpabiliser les Nantais de souche, encore moins d’appeler Ă la rĂ©volte les Africains et les Antillais vivant ici, mais tout simplement d’assumer cette pĂ©riode. Il ne faut pas que pareille horreur se reproduise. »
Longtemps refoulĂ©, ce passĂ© d’ancienne capitale française de la traite nĂ©grière a resurgi Ă Nantes, au grand jour, voici une quinzaine d’annĂ©es. Il y a d’abord eu le succès de l’exposition des Anneaux de la MĂ©moire (1992) : 400 000 visiteurs en un an et demi. Puis ce fameux projet de MĂ©morial sur le Quai de la Fosse, imaginĂ© par l’artiste polonais Krzysztof Wodiczko.
Port-Liberté ou Mémorial ?
Ce rappel du passĂ© nĂ©grier de Nantes a suscitĂ© bien des polĂ©miques, voire mĂŞme des dĂ©bordements : « On se souvient qu’en 1998, une poignĂ©e d’exaltĂ©s avait profanĂ©, sur le Quai de la Fosse, une statue d’une jeune artiste, Liza Marcault-DĂ©rouard, reprĂ©sentant un esclave se libĂ©rant de ses chaĂ®nes », tonne Paul Rotach. Cette statue est aujourd’hui exposĂ©e dans une salle du musĂ©e du château des Ducs.
Dans un tout autre registre, le dĂ©bat sur la pertinence mĂŞme du MĂ©morial fait rage. Lors de rĂ©unions, parfois houleuses, du conseil municipal, majoritĂ© et opposition se sont affrontĂ©es sur le coĂ»t du monument et « la facture qui ne cesse de s’alourdir » : 7 millions d’euros. Enfin, en pleine campagne des municipales, la candidate Sophie Jozan propose Port-LibertĂ©, une construction emblĂ©matique sur la proue ouest de l’Ile de Nantes, vĂ©ritable contre-projet au MĂ©morial, « sinistre monument enfoui dans un souterrain inondable Ă l’abri de quais en mauvais Ă©tat. » Et la tĂŞte de liste de la droite de poursuivre : « Nous ne voulons pas porter la ville de cette manière nĂ©gative. La rĂ©conciliation a dĂ©jĂ Ă©tĂ© faite par les Anneaux de la MĂ©moire. »
Si elle est Ă©lue maire, Sophie Jozan n’exclut pas de « faire machine arrière » et d’arrĂŞter le projet au profit de Port-LibertĂ©. « Tout dĂ©pend des engagements passĂ©s entre la Ville et Krzysztof Wodiczko, conclut-elle. Cette question pourrait ĂŞtre dĂ©battue lors d’un referendum d’initiative locale. »
Tous ces arguments font fulminer Maguy Salomon, de l’Association MĂ©moire de l’Outre-Mer : « Ce MĂ©morial est d’autant plus nĂ©cessaire que la lutte contre l’abolition de l’esclavage n’est pas terminĂ©e. Y compris Ă Nantes. Il n’y a qu’Ă se promener dans certaines rues pour constater que la prostitution, cet esclavagisme des temps modernes, fait encore rage. »
Joël BIGORGNE.
Ouest-France
—————————————————————
MERCREDI 21 JANVIER 2009
NANTES AURA SON MEMORIAL
Vue de l’escalier principal du MĂ©morial qui permettra d’accĂ©der Ă une passerelle, sous le quai de la Fosse. Image de synthèse Agence Roulleau
LES NOUVEAUX APPELS D’OFFRES SERONT LANCES EN MARS PROCHAIN POUR UN DEBUT DES TRAVAUX ESPERE EN MARS 2010.
> Réagissez à cet article
« J’AI PRIS L’ENGAGEMENT QUE NANTES MARQUE DE FAÇON SOLENNELLE ET DURABLE SON RAPPORT A L’HISTOIRE ET PLUS PARTICULIEREMENT CE PASSE DE PREMIER PORT NEGRIER DE FRANCE. ET JE VEUX LE TENIR ». Jean-Marc Ayrault, dĂ©putĂ©-maire de Nantes et prĂ©sident de Nantes MĂ©tropole est formel : le mĂ©morial de l’abolition de l’esclavage se fera bien. Et en tenant le budget de 6,9 M€.
Le seul mémorial de France
C’est ce qui est ressorti de la rĂ©union de travail de mercredi dernier dans les locaux de la communautĂ© urbaine, entre les deux concepteurs amĂ©ricains, l’artiste Krzystof Wodiczko et l’architecte Julian Bonder, et les reprĂ©sentants de la collectivitĂ© (nos Ă©ditions du 15 janvier). « NOUS SOMMES PARVENUS A SAUVER LA SALLE D’EXPOSITION EN SOUS-SOL SUR LAQUELLE PESAIT EFFECTIVEMENT UNE MENACE, EN TROUVANT DES ECONOMIES SUR D’AUTRES POSTES » prĂ©cise Jean-Marc Ayrault.
Pour le prĂ©sident de Nantes MĂ©tropole, ce projet est essentiel. Non pas comme acte de contrition ou comme volontĂ© « DE DIABOLISER NI DE REGLER DES COMPTES » mais bien comme un appel Ă se projeter dans l’avenir, « A REFLECHIR SUR L’ESCLAVAGE MODERNE, A INTERPELLER POUR CONSTRUIRE ». Jean-Marc Ayrault le rĂ©pète : Nantes a vocation à ça.
« J’AI PRIS CET ENGAGEMENT MORAL ET JE VEUX L’ASSUMER PLEINEMENT. NOUS NE SOMMES PAS TOURNES VERS LE PASSE, NOUS ASSUMONS NOTRE HISTOIRE. MAIS L’AVENIR SE CONSTRUIT TOUJOURS A PARTIR DE VALEURS ». Et Nantes a lĂ une vraie carte Ă jouer. Car si la France a bien arrĂŞtĂ© la date du 10 mai pour commĂ©morer chaque annĂ©e l’abolition de l’esclavage, il n’existe aucun mĂ©morial sur le thème. « CELUI DE NANTES SERA LE PREMIER ET AURA DE CE FAIT UNE DIMENSION NATIONALE ».
Ethique et symbolique
Ă€ Nantes, la rĂ©flexion sur le sujet est dĂ©jĂ ancienne. « NOUS AVONS DEMARRE DES 1992 AVEC L’EXPOSITION LES ANNEAUX DE LA MEMOIRE. MAIS IL FAUT DU TEMPS POUR QU’UN TEL PROJET MURISSE ». L’idĂ©e du MĂ©morial, elle, est nĂ©e en 1998. Et toute une dynamique s’est créée autour de ça. Ă€ l’exemple des Ă©changes très fructueux entre des jeunes des Dervallières et Rufisque, au SĂ©nĂ©gal. « ET CE SERAIT DOMMAGE DE CASSER CETTE DYNAMIQUE DANS LAQUELLE S’INSCRIT EGALEMENT L’INAUGURATION PROCHAINE DE L’INSTITUT D’ETUDES AVANCEES QUI ACCUEILLERA DES CHERCHEURS DU MONDE ENTIER APPELES A TRAVAILLER SUR LES RELATIONS NORD/SUD ».
Aujourd’hui, le projet s’inscrit dans une nouvelle dimension : l’amĂ©nagement de l’axe Gare/Loire. « CE SERA LA PREMIERE PIERRE DE L’AMENAGEMENT DES QUAIS DE LA RIVE NORD DE LA LOIRE ». Et Ă ceux qui trouveraient le projet trop cher, Jean-Marc Ayrault rĂ©pond : « C’EST UN VRAI INVESTISSEMENT QUI DONNERA DU TRAVAIL. MAIS AU-DELA DU LIEU ET DE L’AMENAGEMENT DE L’ESPACE, IL Y A UNE REELLE DIMENSION ETHIQUE ET SYMBOLIQUE ».?
Dominique Bloyet
dominique.bloyet@presse-ocean.com
———————————————————————————–


ACTUALITE NANTES
MARDI 20 JANVIER 2009
LE MEMORIAL DE L’ESCLAVAGE VERRA BIEN LE JOUR
Le projet de mĂ©morial, tel qu’il a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© en 2004.
OU EN EST-ON DU PROJET DE MEMORIAL DEDIE A L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE, QUAI DE LA FOSSEÂ ? EN L’ABSENCE ACTUELLE DE COMMUNICATION OFFICIELLE, LES ELEMENTS DE REPONSE DE LA REDACTION.
+ Pour ou contre ce mémorial ? Exprimez-vous dans notre forum
On a eu des craintes quant Ă la rĂ©alisation du mĂ©morial de l’esclavage. Verra-t-il vraiment le jour ?
Oui, mais avec beaucoup de retard. Fin 2004, dĂ©but 2005, on Ă©voquait une inauguration en 2007 ! Ensuite, il a Ă©tĂ© question officiellement de fin 2009. Aujourd’hui, on sait qu’il ne sera pas prĂŞt avant 2010-2011. Mais bien malin qui peut donner une date prĂ©cise.
Combien coûtera le mémorial ?
C’est le noeud du problème. ÉvaluĂ© Ă 4,2 millions d’euros en 2005, le coĂ»t n’a cessĂ© d’augmenter pour atteindre, dernier budget connu, 6,9 millions d’euros, toutes taxes comprises, en juin 2008. Et aucun cas, cette somme ne peut ĂŞtre dĂ©passĂ©e. Elle pourrait mĂŞme baisser. Nantes MĂ©tropole a donc entamĂ© une rĂ©flexion avec l’artiste plasticien Krzysztof Wodiczko et l’architecte Julian Bonder, pour voir s’il n’Ă©tait pas possible de faire des Ă©conomies dans la rĂ©alisation du projet, sans remettre en cause le concept.
Au final, pourquoi le mémorial se fera ?
Une rĂ©union de travail avec l’artiste et l’architecte a eu lieu au siège de Nantes MĂ©tropole jeudi dernier. Elle a Ă©tĂ© fructueuse : des solutions sont sur le point d’ĂŞtre trouvĂ©es (par exemple sur le choix des matĂ©riaux). Et de toute manière, le quai de la Fosse doit, un jour ou l’autre, ĂŞtre rĂ©novĂ©s. Autre raison, politique cette fois, ce mĂ©morial est un engagement de la majoritĂ© et du dĂ©putĂ©-maire, prĂ©sident de la communautĂ© urbaine, en particulier.
Concrètement, où en est-on dans le processus de réalisation du projet ?
Le permis de construire a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© le 29 avril dernier. Et il est d’ailleurs affichĂ© sur le site, Ă proximitĂ© de la passerelle Victor-Schoelcher (pont « piĂ©ton » du palais de justice). En revanche, des appels d’offres pour la rĂ©alisation du marchĂ© ont Ă©tĂ© infructueux ; d’autres ont dĂ©passĂ© le plafond financier. De nouveaux appels d’offres, tenant compte des modifications dans la rĂ©alisation du projet, seront lancĂ©s. Et le contexte Ă©conomique incite les entreprises Ă faire preuve de modĂ©ration.
Quelle est la position de l’opposition ?
Elle demande clairement l’abandon du projet actuel et une nouvelle rĂ©flexion sur un autre projet. Mais tout redĂ©marrer Ă zĂ©ro ne fera qu’accroĂ®tre les retards. Le groupe Ensemble pour Nantes, prĂ©sidĂ© par Sophie Jozan (UMP), est le plus virulent. Il dĂ©nonce un « yoyo financier » et l’attitude de la municipalitĂ©. Quant au Modem, il insiste sur la nĂ©cessitĂ© de faire des Ă©conomies.
Y a-t-il eu une communication officielle sur le retard ?
Pas vraiment, surtout depuis septembre 2008, c’est le silence radio. Et ce mutisme des autoritĂ©s sur ce sujet a alimentĂ© les plus folles rumeurs. Aujourd’hui encore, officiellement, personne ne donne d’explications prĂ©cises. Nantes MĂ©tropole « entend communiquer en temps et en heure », selon l’expression consacrĂ©e. Toutefois, on peut comprendre que les citoyens nantais, notamment les membres de l’association MĂ©moire d’Outre-Mer, veulent ĂŞtre informĂ©s de l’avancement du dossier et des difficultĂ©s.
Philippe GAMBERT.
————————————————————–
REPERES HISTORIQUES
Dates Ă retenir Ă propos de l’esclavage
1441-1542
– 1441 : Des navigateurs portugais ramènent les premiers esclaves ; dĂ©but de la traite nĂ©grière organisĂ©e par l’Europe.
– 1492 : Christophe Colomb dĂ©couvre l’AmĂ©rique.
– 1518 : Charles Quint autorise la traite et l’esclavage.
– 1626 : Autorisation accordĂ©e pour dĂ©porter 40 esclaves nègres Ă l’Ă®le de Saint-Christophe, première colonie française d’Outre-Mer.
– 1642 : Louis XIII autorise la traite et l’esclavage dans les colonies françaises.
1643-1688
– 1643 : Première expĂ©dition nĂ©grière française officiellement reconnue : « l’EspĂ©rance » de La Rochelle revient de Saint-Christophe.
– 1670 : Colbert accorde la libertĂ© de commerce avec les Ă®les.
– 1672 : Première expĂ©dition nĂ©grière de Bordeaux ; « Le Saint-Étienne de Paris ».
– 1674 : Liquidation de la compagnie des Indes occidentales.
– Rattachement des Antilles au domaine royal.
– Mars 1685 : Le code noir (arrĂŞts et règlements Ă l’Ă©gard des esclaves), promulguĂ© Ă Versailles, par Louis XIV.
– Il reconnaĂ®t aux hommes libres de couleur les mĂŞmes droits qu’aux Blancs.
– 1688 : Première expĂ©dition nĂ©grière de Sant-Malot : « Le Pont d’Or ».
1738-1794
– 1738 : DĂ©claration royale limitant le sĂ©jour des esclaves Noirs en France Ă 3 ans.
– 1749 : AnnĂ©e nĂ©grière Française la plus productive : 44 expĂ©ditions quittent Nantes pour l’Afrique.
– 1770 : Les Quakers interdisent la possession d’esclaves.
– Publication clandestine par l’abbĂ© Raynal de « L’histoire philosophique et politique des Ă©tablissements et du commerce des europĂ©ens dans les deux Indes », contenant des attaques contre la politique des peuples colonisateurs, contre le clergĂ©, et contre l’inquisition.
– 1777 : Interdiction Ă toute personne de couleur, Nègre ou Mulâtre d’entrer en France.
– 5 avril 1778 : Interdiction des mariages mixtes (inter raciaux) en France.
– 1783 : Orientation de la traite Française vers l’ocĂ©an Indien.
– 1788 : CrĂ©ation de la sociĂ©tĂ© des amis des Noirs (Objet : abolition de la traite et de l’esclavage.).
– créée par Jacques-Pierre Brissot de Warville (journaliste) et Étienne Clavière (financier protestant), prĂ©sidĂ©e par Condorcet, puis par l’abbĂ© GrĂ©goire en 1790. Mirabeau, Lavoisier, La Fayette en font partie.
– 26 aoĂ»t 1789 : DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen.
– 1791 : DĂ©but de l’insurrection des esclaves Ă Saint Domingue
– 11 mai 1791 : Proposition de loi de Vief Ville Des Essarts affranchissant les esclaves et supprimant la traite.
– DĂ©clenchement de l’insurrection des esclaves Ă Saint-Domingue.
– 13 mai 1791 : DĂ©claration de Robespierre : « Dès le moment oĂą, dans l’un de vos dĂ©crets, vous aurez prononcĂ© le mot esclave, vous aurez prononcĂ© votre propre dĂ©shonneur et le renversement de votre constitution : pĂ©rissent les colonies si vous les conservez Ă ce prix ».
– 15 mai 1791 : Vote de la constituante de l’amendement REUBELL, accordant les droits de citoyen aux gens de couleur, nĂ©s de père et mère libres.
– 28 septembre 1791 : Amendement annulĂ©, mais la constituante prĂ©voit que tout individu est libre aussitĂ´t qu’il est entrĂ© en France.
– 04 avril 1792 : La lĂ©gislative accorde l’Ă©galitĂ© des droits aux gens de couleur libres.
– 29 aoĂ»t 1793 : Abolition de l’esclavage Ă Saint-Domingue.
– 18 septembre 1793 : Janvier LittĂ©e, mulâtre, Ă©lu dĂ©putĂ© de la Martinique le 28 octobre 1792, est admis Ă la convention (1 er dĂ©putĂ© de couleur membre d’une assemblĂ©e parlementaire en Europe).
– 04 fĂ©vrier 1794 : La convention abolit l’esclavage dans les colonies françaises (DĂ©cret du 16 pluviĂ´se an II).
– Jean-Baptiste Mars Bellay, esclave Noir nĂ© Ă GorĂ©e, reprĂ©sente Saint-Domingue Ă la convention nationale.
– Cette loi n’ayant Ă©tĂ© ni prĂ©parĂ©e ni pensĂ©e dans ses applications, causera de nombreux dĂ©sordres dans les colonies (affrontements sanglants entre esclaves et colons)
1802-1830
– 20 mai 1802 : Bonaparte rĂ©tablit l’esclavage dans les colonies françaises (dĂ©cret du 30 florĂ©al an X).
– DĂ©barquement des troupes françaises Ă Saint-Domingue (ExpĂ©dition de Leclerc).
– 07 juin 1802 : Arrestation de Toussaint Louverture.
– 02 juillet 1802 : RĂ©duction des droits civils des libres de couleur.
– 1803 : Guerre franco britannique.
– Mort de Toussaint Louverture au Fort de Joux.
– La Danemark abolit la traite.
– 1804 : Proclamation de l’indĂ©pendance de Saint-Domingue qui devient HaĂŻti.
– 1807 : La Grande-Bretagne et les États-Unis abolissent la traite.
– 1808-1817 : Les portugais occupent la Guyane.
– 1810 : Prise de l’ĂŽle de France par les anglais.
– 29 mars 1815 : NapolĂ©on dĂ©crète l’abolition de la traite, en application du traitĂ© de Paris.
– 1817 : Louis XVIII signe une ordonnance interdisant la traite en France. DĂ©marrage de la traite illĂ©gale jusqu’en 1830, au moins.
– 1829 : DĂ©but de l’immigration indienne vers les colonies françaises.
– Abolition de l’esclavage au Mexique.
– 1830 : Dernière expĂ©dition nĂ©grière nantaise reconnue comme telle : La Virginie.
1832-1845
– 1831-1832 : RĂ©tablissement des droits civils des libres de couleur.
– Lois amĂ©liorant le sort des esclaves (interdiction des peines de mutilation) et facilitant leur affranchissement.
– Suppression de la taxe d’affranchissement.
– Extinction de la traite illĂ©gale.
– 1833 : La Grande Bretagne abolit l’esclavage dans toutes ses colonies.
– En France, sont supprimĂ©es la mutilation et les marques infligĂ©es aux esclaves rebelles.
– Abolition de l’esclavage au Canada.
– 24 avril 1833 : Charte coloniale : « Les libres de couleur accèdent Ă la plĂ©nitude des droits politiques et deviennent Ă©lecteurs et Ă©ligibles dans les mĂŞmes conditions que les blancs. »
– 1834 : CrĂ©ation de la sociĂ©tĂ© pour l’abolition de l’esclavage prĂ©sidĂ©e par le duc de Broglie.
– 1837 : La question de l’Ă©mancipation gĂ©nĂ©rale des esclaves est dĂ©sormais posĂ©e rituellement chaque annĂ©e devant le parlement (Notamment par Tocqueville en 1840).
– 1839 : Le Pape GrĂ©goire XVI condamne officiellement la traite nĂ©grière.
– 1840 : Convention mondiale anti-esclavagiste.
– 1842 : Victor Schoelcher publie « Colonies françaises. Abolition immĂ©diate de l’esclavage ».
– 1843 : Rapport du parlement de la commission de Broglie sur l’esclavage (rĂ©vision de la lĂ©gislation de l’esclavage dans les colonies françaises). Il prĂ´ne la suppression progressive par l’affranchissement automatique des enfants Ă naĂ®tre.
– 22 janvier 1844 : PĂ©tition des ouvriers parisiens pour l’abolition.
– 15 aoĂ»t 1845 : Loi Mackau interdisant de refuser son affranchissement Ă l’esclave capable de payer son rachat.
1848
– 4 mars 1848 : Victor Schoelcher est nommĂ© « sous secrĂ©taire d’Ă©tat chargĂ© spĂ©cialement des colonies et des mesures relatives Ă l’abolition de l’esclavage ».
– Proclamation du gouvernement provisoire : « Nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves. »
– 10 avril 1848 : Agitation en Martinique, arrivĂ©e du dĂ©cret Schoelcher du 04 mars.
– 27 avril 1848 : DĂ©cret du gouvernement provisoire abolissant l’esclavage dans toutes les colonies.
– 22-23 mai 1848 : Insurrections en Martinique.
– 23, 27 mai 1848 : Abolition en Martinique , puis en Guadeloupe.
– 3, 5 juin 1848 : ArrivĂ©e du dĂ©cret en Martinique, puis en Guadeloupe.
– 10 juin 1848 : ArrivĂ©e du dĂ©cret en Guyane.
– 17 juillet 1848 : Le dĂ©cret du 27/04 est connu Ă la RĂ©union.
– 10 AoĂ»t 1848 : Proclamation de l’abolition en Guyane.
– 22 aoĂ»t 1848 : Louisy Mathieu, ancien esclave, est Ă©lu reprĂ©sentant supplĂ©ant de la Guadeloupe Ă l’assemblĂ©e nationale, ou il est admis au siège en remplacement de V. Schoelcher, qui a optĂ© pour la Martinique.
– 14 octobre 1848 : ArrivĂ©e du dĂ©cret Ă la RĂ©union.
– Tentative de rĂ©sistance lĂ©gale des propriĂ©taires blancs.
– 04 novembre 1848 : L’abolition de l’esclavage est inscrite dans la constitution : « L’esclavage ne peut exister sur aucune terre française » (Article 6).
– 20 dĂ©cembre 1848 : Abolition Ă la RĂ©union.
1849-1890
– 1849 : Dernier navire nĂ©grier français soupçonnable « Le Tourville » aurait dĂ©barquĂ© des Noirs au BrĂ©sil.
– 30 avril 1849 : Adoption de la loi relative Ă l’indemnitĂ© accordĂ©e aux colons par suite de l’affranchissement des esclaves.
– 1851 : Abolition en Colombie.
– 1853 : En Argentine.
– 1854 : Au Venezuela.
– 1855 : Au PĂ©rou.
– 1863 : L’esclavage est abolit dans les colonies hollandaises de Surinam et Curaçao.
– 1865 : Abolition aux États Unis.
– 1870 : Le suffrage universel est rĂ©tabli dans les colonies françaises.
– Abolition dans les colonies espagnoles.
– 1873 : Abolition Ă Puerto Rico.
– 1876 : En Turquie.
– 1885 : ConfĂ©rence de Berlin ; mesures contre l’esclavage.
– 1886 : Abolition Ă Cuba.
– 1888 : Abolition au BrĂ©sil.
– 1890 : Deuxième confĂ©rence de Berlin au sujet de l’esclavage en Afrique.
1926-2000
– 1926 : Convention internationale sur l’esclavage.
– 19 mars 1946 : Abrogation du statut colonial.
– Les vieilles colonies deviennent dĂ©partements français.
– 1948 : DĂ©claration universelle des droits de l’homme.
– 10 fĂ©vrier 1999 : Proposition de loi tendant Ă reconnaĂ®tre l’esclavage en tant que crime contre l’humanitĂ© adoptĂ© en première lecture par l’assemblĂ©e nationale française.
– 8 mars 2000 : Le sĂ©nat français reconnaĂ®t l’esclavage et la traite en tant que crime contre l’humanitĂ©
REPERES BIBLIOGRAPHIQUES
– Catalogue de l’exposition « Les Anneaux de la MĂ©moire »
– ItinĂ©raires de l’exposition «Les Anneaux de la MĂ©moire »
– La traite des Noirs en 30 questions, Eric Saugera, Geste Ă©ditions, La Crèche, 1998
– La dernière traite, Hubert Gerbeau et Eric Saugera, SociĂ©tĂ© française d’histoire d’outre-mer, Paris, 1994
– La vĂ©ridique histoire d’Olaudah Equiano, Editions CaribĂ©ennes, Paris, 1987
– Les Fabuleuses aventures d’Equiano, Jean-Jacques Vayssière, Editions Ganndal, Conakry, 2001
– L’esclave qui parlait aux oiseaux, Yves Pinguilly et ZaĂĽ, Editions Rue du monde, 2003
– Deux graines de cacao, Evelyne Brisou-Pellen, Editions Hachette jeunesse, Paris, 2003
– Esclaves et nĂ©griers, Jean Meyer, Editions DĂ©couvertes Gallimard, Paris, 2003
– Les traites nĂ©grières, Olivier PĂ©trĂ©-Grenouilleau, Editions La documentation française, Paris, 2003
– Les passagers du vent (bandes dessinĂ©es), François Bourgeon, Editions GlĂ©nat, Grenoble, 1988 :
– N°1, La fille sous la dunette
– N°2, Le ponton
– N°3, Le comptoir de Juda
– N°4, L’heure du serpent
– N°5, Le bois d’Ă©bène
– Des chaĂ®nes Ă la libertĂ© (1615/1848), Jean Breteau et Marcel Lancelin, Editions ApogĂ©e, Rennes, 1998
– Le grand livre de l’esclavage, des rĂ©sistances et de l’abolition, Editions Orphie, 2000
– De l’indigène Ă l’immigrĂ©, Pascal Blanchard et Nicolas Bancel, DĂ©couvertes Gallimard, 1998
– Les passagers du vent, un ouragan d’images ou le XVIIIème siècle dĂ©voilĂ©, François Bourgeon, Edition Ville de Nantes-Anneaux de la MĂ©moire, 1992
– La saga du sucre, Service des Espaces Verts de la Ville de Nantes
– Le sucre Luxe d’autrefois, Collections Deleplanque et MusĂ©e du Nouveau Monde de La Rochelle, 1991
– La route de l’esclave, UNESCO, 1998
– The slave route, UNESCO, 1998
– La ruta del esclavo, UNESCO, 1998
– NĂ©gripub, l’image du Noir dans la publicitĂ©, Ed. Somogy, 1992
– La rencontre des deux mondes vue par les peintres d’HaĂŻti, Catalogue de l’exposition « HaĂŻti – 500 ans d’histoire » de Jean-Marie Drot, Ed. Carte Segrete, 2006
– Et ils suivirent la Grande Ourse, conte de Jeanette Winter, Ed. Françoise Deflandre
– Code Noir et Nègres Marrons, d’Hector Poullet, suivi de « Pour mieux comprendre l’histoire de l’esclavage » par Philippe Moreau-Sainz, Ed. ART
– AbĂ©cĂ©daire de l’esclavage des Noirs, Gilles Gauvin, Editions Dapper.


