{"id":3309,"date":"1994-03-20T23:02:00","date_gmt":"1994-03-20T22:02:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3309"},"modified":"2014-10-26T08:38:27","modified_gmt":"2014-10-26T07:38:27","slug":"la-ville-dysrfrences-littraires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3309","title":{"rendered":"La ville d&rsquo;Ys&ndash;Les lieux dans la litt&eacute;rature"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"justify\">Importance &amp; dates<\/h2>\n<p align=\"justify\">Pendant tout l&rsquo;\u00e2ge du bronze, elle avait \u00e9t\u00e9 un des plus riches centres du trafic de l&rsquo;\u00e9tain et du plomb et nulle part ailleurs, dans tout l&rsquo;Occident, on ne voyait la population arborer de plus somptueux bijoux, torques d&rsquo;or, colliers et bracelets incrust\u00e9s de pierres pr\u00e9cieuses.<\/p>\n<p align=\"justify\"><em><span style=\"color: #008000;\">Yann Br\u00e9kilien, Contes et l\u00e9gendes du Pays Breton<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\"><!--more--><\/p>\n<h2 align=\"justify\">Le bassin, le port, la digue<\/h2>\n<p align=\"justify\">Or la cit\u00e9 d&rsquo;Ys est construite au-dessous du niveau de la mer \u00e0 mar\u00e9e haute et elle prot\u00e9g\u00e9e des flots par une digue. Le bassin du port communique avec le large par une \u00e9cluse dont la porte n&rsquo;est ouverte qu&rsquo;\u00e0 mar\u00e9e descendante.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Yann Br\u00e9kilien, <\/span><span style=\"color: #008000;\">Histoire de la Bretagne.<\/span> <\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">Mais, depuis sa construction, il y avait plus de vingt si\u00e8cles, le niveau du sol sur lequel elle s&rsquo;\u00e9levait avait baiss\u00e9 de plusieurs m\u00e8tres et le quartier du port se trouvait maintenant dessous du niveau de la mer \u00e0 mar\u00e9e haute, tout au moins pendant les grandes mar\u00e9es. Pour le prot\u00e9ger des flots, il avait fait \u00e9difier une haute digue. Le bassin du port communiquait avec le large par une \u00e9cluse dont la porte n&rsquo;\u00e9tait ouverte qu&rsquo;\u00e0 mar\u00e9e descendante. C&rsquo;\u00e9tait le roi lui-m\u00eame qui conservait la clef de cette porte. Elle \u00e9tait, plus que la couronne ou le sceptre, l&rsquo;insigne de sa fonction. Elle \u00e9tait toujours suspendue \u00e0 son cou par une cha\u00eene d&rsquo;or, m\u00eame pendant son sommeil.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Yann Br\u00e9kilien, Contes et l\u00e9gendes du Pays Breton.<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">Dans le port se pressent les barques dans les venelles s&rsquo;agitent p\u00eacheurs, marchands et fl\u00e2neurs, tous proprement v\u00eatus tous gais et bruyants comme gens heureux.<br \/>\nEntre la digue et la ville vous creuserez, sire, un bassin profond ferm\u00e9 de portes \u00e9paisses. A mar\u00e9e montante, on ouvrira ces portes, et l&rsquo;eau renflouera nos barques. A mar\u00e9e haute, le bassin sera clos, \u00e0 mar\u00e9e basse, on l&rsquo;ouvrira de nouveau et les embarcations suivront le reflux.<br \/>\nEt les p\u00eacheurs ajout\u00e8rent qu&rsquo;on recueillerait, en vidant le bassin, assez de poissons et coquillages pour nourrir la ville enti\u00e8re aux mauvais jours d&rsquo;orage et de disette.<br \/>\nEn sa barque, sans toucher aux rames, Dahut vogua vers le continent. Quand elle fut au port, elle vit sur le rocher un castel dont les tours dominaient l&rsquo;\u00e9glise du Crucifi\u00e9 comme le ch\u00eane centenaire domine un maigre buisson, elle vit une digue si haute que nulle mar\u00e9e n&rsquo;en pourrait atteindre le fa\u00eete, elle vit un bassin spacieux ferm\u00e9 de portes de bronze. Et elle sourit d&rsquo;aise et d&rsquo;orgueil.<br \/>\nAux portes de bronze du bassin pendaient des clefs d&rsquo;argent, si fines, si joliment cisel\u00e9es, si bien<br \/>\npolies qu&rsquo;aucun artisan ou orf\u00e8vre n&rsquo;avait pu ouvrer de tels joyaux. Et Dahut, en signe de victoire, mit \u00e0 son cou les clefs d&rsquo;argent li\u00e9es par une chaine d&rsquo;or.<br \/>\nP\u00e8re, ce sont les clefs des portes qui ferment la ville du c\u00f4t\u00e9 de la mer ; ces portes sont de bronze plein. Elles ont un pied d&rsquo;\u00e9paisseur ; vingt hommes robustes ne les peuvent mouvoir.<br \/>\nElle se rendit sur la lande, en un lieu nomm\u00e9 le Teil, o\u00f9 \u00e9taient rang\u00e9es les hautes tables de pierre ; l\u00e0 elle invoqua les Konrigans, selon ce que lui avaient enseign\u00e9 les S\u00e8nes, et, le jour d&rsquo;apr\u00e8s, on trouva au port d&rsquo;Ys cent bateaux pont\u00e9s et mat\u00e9s avec de longues quilles et des voilures neuves.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Charles Guyot, la L\u00e9gende de la Ville d&rsquo;Ys<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\"><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/wp-content\/planis1.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"background-image: none; padding-top: 0px; padding-left: 0px; display: inline; padding-right: 0px; border-width: 0px;\" title=\"planis1\" src=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/wp-content\/planis1_thumb.gif\" alt=\"planis1\" width=\"500\" height=\"375\" border=\"0\" hspace=\"0\" \/><\/a>Elle \u00e9tait b\u00e2tie plus bas que la mer et d\u00e9fendue par des digues dont on ouvrait les portes \u00e0 certains moments pour faire entrer et sortir les flots. La princesse Dahut, fille de Grallon, portait toujours suspendues au cou les clefs d&rsquo;argent de ces portes, ce qui fait que le peuple l&rsquo;appelait la princesse Alc&rsquo;huez ou plus bri\u00e8vement Ah\u00e8z. Comme c&rsquo;\u00e9tait une grande magicienne, elle avait embelli la ville d&rsquo;ouvrages que l&rsquo;on ne peut demander \u00e0 la main des hommes. Tous les korrigans de Cornouaille et de Vannes \u00e9taient venus, sur son ordre, pour construire les digues et forger les portes qui \u00e9taient de fer ; ils avaient couvert le palais d&rsquo;un m\u00e9tal semblable \u00e0 l&rsquo;or (car les korrigans sont d&rsquo;habiles faux monnayeurs) et, entour\u00e9 les jardins de balustrades qui brillaient comme de l&rsquo;acier poli. C&rsquo;\u00e9taient eux qui soignaient les \u00e9curies de Dahut, pav\u00e9es de marbre noir, rouge ou blanc, selon la couleur des chevaux, et qui entretenaient le port o\u00f9 l&rsquo;on nourrissait les dragons marins ; car Dahut avait soumis par son art les monstres de la mer et en avait donn\u00e9 un \u00e0 chaque habitant de K\u00e9ris, qui s&rsquo;en servait comme d&rsquo;un coursier pour aller chercher, au del\u00e0 des flots, les marchandises rares ou pour atteindre les vaisseaux des ennemis. Aussi tous ces bourgeois \u00e9taient si opulents, qu&rsquo;ils mesuraient le grain avec des hanaps d&rsquo;argent.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Emile Souvestre, le Foyer Breton.<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">B\u00e2tie dans ce vaste bassin qui forme aujourd&rsquo;hui la baie de Douarnenez, elle \u00e9tait d\u00e9fendue contre l&rsquo;Oc\u00e9an par une digue puissante, dont les \u00e9cluses ne livraient passage qu&rsquo;\u00e0 la quantit\u00e9 d&rsquo;eau n\u00e9cessaire aux habitants. Gradlon pr\u00e9sidait lui-m\u00eame, chaque mois, \u00e0 l&rsquo;ouverture de ces \u00e9cluses; la principale s&rsquo;ouvrait au moyen d&rsquo;une clef d&rsquo;argent qu&rsquo;il portait toujours suspendue \u00e0 son cou. Le palais du roi \u00e9tait une des merveilles de la terre ; le marbre, le c\u00e8dre et l&rsquo;or y rempla\u00e7aient le ch\u00eane, le granit et le fer.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Emile Souvestre, En Bretagne.<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">Dans le Port des P\u00eacheurs, le piaillement d&rsquo;une mouette a surgi. En un instant, ce sont des centaines d&rsquo;oiseaux qui g\u00e9missent, crient, appellent une clameur qui monte, s&rsquo;exasp\u00e8re sans cesse.<br \/>\nAh\u00e8s ne rencontrera pas le cavalier au manteau rouge qui fonce, bride abattue, en ex\u00e9cution des ordres royaux. La passerelle franchie, elle a tourn\u00e9 vers le Port Militaire. Quel calme dans les ruelles. Les sabots de Temp\u00eate tirent des pav\u00e9s in\u00e9gaux le m\u00eame bruit que toute une troupe. Gradlon aurait-il command\u00e9 une rafle ? Pas une fille ne se montre sur les seuils, pas un rire ne sort des chambres.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Henri Queff\u00e9lec, Temp\u00eate sur la ville d&rsquo;Ys.<\/span> <\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">D&rsquo;innombrables navires rel\u00e2chaient dans le port d&rsquo;Ys. Navires de charge ph\u00e9niciens. Gal\u00e8res carthaginoises et cr\u00e9toises. Baleini\u00e8res irlandaises. Coracles armoricains. Sans compter les quinqu\u00e9r\u00e8mes du roi Gradlon.<br \/>\n(&#8230;)<br \/>\nLe Mrul \u00e9tait surtout fascin\u00e9 par la digue cyclop\u00e9enne qui d\u00e9fiait la mer. Construite en m\u00eame temps que le ch\u00e2teau du roi Gradlon par un architecte ph\u00e9nicien dont Comgall venait d&rsquo;\u00e9corcher le nom, cette digue avait pour vocation de prot\u00e9ger le port (qui se trouvait \u00e0 un niveau plus bas que celui de la mer \u00e0 mar\u00e9e haute) dot\u00e9 d&rsquo;une entr\u00e9e barr\u00e9e par une cha\u00eene de bronze de soixante dix pieds qui n&rsquo;\u00e9tait franchissable qu&rsquo;au jusant.<br \/>\n<span style=\"color: #008000;\"><em>Roger Facon, la cit\u00e9 d&rsquo;Ys.<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Au fil du temps, le niveau du sol sur lequel les Ph\u00e9niciens avaient b\u00e2ti Is avait baiss\u00e9 de plusieurs m\u00e8tres. A chaque pleine lune, la mar\u00e9e haute envahissait le port.<br \/>\nPour combattre la mer, une haute digue blanche fut \u00e9difi\u00e9e. Le bassin du port communiquait avec le large par une \u00e9cluse dont la porte n&rsquo;\u00e9tait ouverte qu&rsquo;\u00e0 la mar\u00e9e descendante. Seul le roi d\u00e9tenait la clef de cette porte. Gradlon la portait toujours sur lui, suspendue \u00e0 son cou par une cha\u00eene d&rsquo;or, et rien ni personne n&rsquo;aurait pu la lui arracher.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Patrice Thom\u00e9r\u00e9, Contes et l\u00e9gendes de Bretagne.<\/span> <\/em><\/p>\n<h2>La ville<\/h2>\n<p align=\"justify\">Nulle cit\u00e9 peupl\u00e9e au monde ne l&#8217;emporte en splendeur sur Ys, larges sont les places publiques, spacieuses les avenues ; les maisons y sont bellement align\u00e9es et d&rsquo;une aimable apparence, avec leurs fa\u00e7ades de pierre lisse ou de brique \u00e9maill\u00e9e, avec leurs toits \u00e9carlates et leurs rideaux aux vives couleurs.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Charles Guyot, la L\u00e9gende de la Ville d&rsquo;Ys .<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">Mais la richesse les avait rendus vicieux et durs : les mendiants \u00e9taient chass\u00e9s de la ville comme des b\u00eates fauves ; on ne voulait avoir partout que des gens gais, bien portants et v\u00eatus de drap ou de soie. Le Christ lui-m\u00eame, s&rsquo;il f\u00fbt venu en habit de toile, e\u00fbt \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9. La seule \u00e9glise qu&rsquo;il y e\u00fbt dans la ville \u00e9tait si d\u00e9laiss\u00e9e, que le bedeau en avait perdu la clef ; l&rsquo;ortie poussait sur le seuil, et les hirondelles nichaient contre les joints de la porte d&rsquo;entr\u00e9e. Les habitants passaient les journ\u00e9es et les nuits dans les auberges, les salles de danse, les spectacles, uniquement occup\u00e9s de perdre leur \u00e2me.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Emile Souvestre, le Foyer Breton.<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">Pas un quartier de la ville o\u00f9 de lumi\u00e8res ind\u00e9cises ne tremblent et cheminent. La belle maison d&rsquo;Ah\u00e8s, ancienne villa romaine b\u00e2tie pour d\u00e9fier les si\u00e8cles, a tranquillement r\u00e9sist\u00e9 aux secousses, en compagnie, on doit le croire, de toutes les solides demeures du voisinage, mais sur la grande \u00e9tendue de la cit\u00e9, avec tant de constructions de diff\u00e9rents types, aucun malheur ne se sera-t-il pas produit ? Les masures bretonnes qui s&rsquo;agglom\u00e8rent comme une famille de moules contre le Port des P\u00eacheurs, ne se seront-elles pas disloqu\u00e9es ?<br \/>\nLes amants sont venus au bord de la terrasse. Ils se tiennent doucement par la taille et, pench\u00e9s en direction de la mer, ils \u00e9coutent monter de la ville, peu \u00e0 peu, toutes les nouvelles. Une cabane s&rsquo;est effondr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ouest sur un veuf sans enfants qui a eu la jambe cass\u00e9e, et \u00e0 l&rsquo;ouest encore, une vache affol\u00e9e a couru se noyer dans un puits &#8211; \u00e0 cela se r\u00e9sume l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement.<br \/>\nLe spectacle de la grand-place, o\u00f9 Gudolf arrivait, n&rsquo;\u00e9tait gu\u00e8re fait pour \u00e9gayer un c\u0153ur morose. Les ruines noircies du temple, l&rsquo;air v\u00e9tuste des b\u00e2timents administratifs, le nez cass\u00e9 de la statue centrale, tout l&rsquo;e\u00fbt plut\u00f4t \u00e9nerv\u00e9 encore, jusqu&rsquo;\u00e0 cette lourde impression de ville importante, officielle, que cherchait \u00e0 donner ici la convergence des routes.<br \/>\nM\u00eame pour le quartier des paysans, d\u00e9sormais c&rsquo;en \u00e9tait trop.<br \/>\nAbandonnant le mail, Gradlon et Gu\u00e9nol\u00e9 s&rsquo;engagent \u00e0 l&rsquo;aveuglette dans la longue ruelle sinueuse sur laquelle, \u00e0 plusieurs centaines de pas, doit ouvrir la haute porte de la maison d&rsquo;Ah\u00e8s.<br \/>\nLa porte est grande ouverte sur la premi\u00e8re cour, jonch\u00e9e d&rsquo;\u00e9toffes d\u00e9chir\u00e9es, d&rsquo;armes, de coffres \u00e9ventr\u00e9s, comme au sortir d&rsquo;un pillage. Ah\u00e9s est l\u00e0, le visage noir de fum\u00e9e, une torche \u00e0 la main, La poitrine soulev\u00e9e par une joie rageuse, elle contemple les flammes qui jaillissent de la puissante construction de pierre, aux larges ouvertures.<br \/>\n<span style=\"color: #008000;\"><em>Henri Queff\u00e9lec, Temp\u00eate sur la ville d&rsquo;Ys.<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Ma m\u00e8re a vu la ville d&rsquo;Is s&rsquo;\u00e9lever au-dessus des eaux. Ce n&rsquo;\u00e9tait que ch\u00e2teau et tourelles. Dans les fa\u00e7ades s&rsquo;ouvraient des milliers de fen\u00eatres. Les toits \u00e9taient luisants et clairs, comme s&rsquo;ils avaient \u00e9t\u00e9 de cristal. Elle entendait distinctement les cloches sonner dans les \u00e9glises et le murmures de la foule dans les rues.<br \/>\nUne femme&#8230;vit tout \u00e0 coup surgir devant elle un portique immense.<br \/>\nElle le franchit et se trouva dans une cit\u00e9 splendide. Les rues \u00e9taient bord\u00e9es de magasins illumin\u00e9s. Aux devantures s&rsquo;\u00e9talaient des \u00e9toffes magnifiques. Elles en avait les yeux \u00e9blouis et cheminait, la bouche b\u00e9ante d&rsquo;admiration, au milieu de toutes ces richesses.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Anatole le Braz, la L\u00e9gende de la Mort.<\/span><br \/>\n<\/em><br \/>\nIls s&rsquo;engouffr\u00e8rent sous la herse aux trois quarts relev\u00e9e qui ornait la poterne aux flancs perc\u00e9s de casemates et cribl\u00e9s de torch\u00e8res. Des gamins turbulents et gouailleurs les escort\u00e8rent durant toute la travers\u00e9e de la ville basse. Celle-ci \u00e9tait compos\u00e9e d&rsquo;habitations dispos\u00e9es en damier autour des rues dall\u00e9es dont la largeur n&rsquo;exc\u00e9dait pas trois m\u00e8tres. Les maisons comportaient des fa\u00e7ades simples mais accueillantes. Soubassement de pierres s\u00e8ches li\u00e9es au mortier, murs de \u00ab\u00a0pis\u00e9\u00a0\u00bb, couverture de tuiles noires ou rouges. Des bornes prot\u00e9geaient les demeures aux angles curvilignes du heurt des chars. Les eaux de ruissellement s&rsquo;\u00e9coulaient par des chauss\u00e9es pentues et \u00e9taient \u00e9vacu\u00e9es par des ouvertures en demi-lune m\u00e9nag\u00e9es dans les remparts. La propret\u00e9 des trottoirs et des ruisseaux supposait l&rsquo;existence d&rsquo;un quadrillage d&rsquo;\u00e9gouts et de canalisations souterraines.<br \/>\nUn rempart int\u00e9rieur perc\u00e9 par une lourde porte de bronze gard\u00e9e par des hommes d&rsquo;armes s\u00e9parait la ville basse de la ville haute. Comgall dut exhiber un autre laissez-passer (\u00e0 triple cachet de cire) pour que s&rsquo;ouvrissent les larges battants sculpt\u00e9s qui donnaient acc\u00e8s aux quartiers r\u00e9sidentiels domin\u00e9s par la colline du Chaudron d&rsquo;or o\u00f9 avait \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9 d\u00e8s la fondation de la cit\u00e9 d&rsquo;Ys, le ch\u00e2teau du roi Gradlon.<br \/>\nLa villa de Spyridon Phanourakis s&rsquo;\u00e9tageait sur le flanc nord de la colline du chaudron d&rsquo;or. Un vaste jardin orn\u00e9 de portiques l&rsquo;entourait. A l&rsquo;ombre des h\u00eatres et de ch\u00eanes d\u00e9ambulaient des gu\u00e9pards apprivois\u00e9s, porteurs de colliers en or massif h\u00e9riss\u00e9s de pointes d&rsquo;argent, et des marcassins aux d\u00e9fenses serties de pierres pr\u00e9cieuses qui chargeaient de temps \u00e0 autre sans grand dommage les vasques de marbre rose, traversaient les bassins de porphyre et s&rsquo;\u00e9brouaient au milieu des jets d&rsquo;eau.<br \/>\nUne fois franchi le jardin et la terrasse, on p\u00e9n\u00e9trait dans la gigantesque demeure \u00e0 colonnades du Corinthien par une superbe porte \u00e0 double battant d&rsquo;\u00e9b\u00e8ne sculpt\u00e9e incrust\u00e9e de nacre que manoeuvraient deux serviteurs drap\u00e9s dans le chiton traditionnel. (&#8230;)<br \/>\nUne ligne de colonnes en tuf, cannel\u00e9es et stuqu\u00e9es, portant un chapiteau dorique, s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 peu de distance des murs orn\u00e9s de fresques repr\u00e9sentant un banquet pr\u00e9sid\u00e9 par les dieux. Th\u00e9s\u00e9e rev\u00eatu de sa peau de lion y semblait pr\u00eat \u00e0 affronter les Lapithes et les Centaures. Ces colonnes soutenaient un plafond vo\u00fbt\u00e9, \u00e0 caissons, qui constituait un v\u00e9ritable r\u00e9gal pour les yeux d&rsquo;un esth\u00e8te, et d\u00e9limitaient un couloir \u00e0 fond plat r\u00e9serv\u00e9 aux convives d\u00e9sireux de gagner leurs places. Le pavement \u00e9tait en porphyre vert de Sparte.<br \/>\n<span style=\"color: #008000;\"><em>Roger Facon, la cit\u00e9 d&rsquo;Ys<\/em><\/span><\/p>\n<h2 align=\"justify\">Emplacement<\/h2>\n<p align=\"justify\">Selon la tradition il existait au V\u00e8me si\u00e8cle, \u00e0 l&#8217;emplacement actuel de la Baie de Douarnenez, une ville fastueuse aux demeures magnifiques et aux quais anim\u00e9s, domin\u00e9e par l&rsquo;\u00e9blouissant palais de marbre et d&rsquo;or du roi de Cornouaille, Gradlon.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Yann Br\u00e9kilien, <\/span><span style=\"color: #008000;\">Contes et l\u00e9gendes du Pays Breton.<\/span> <\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">Gradlon le Grand \u00e9tait roi de Cornouaille et sa capitale \u00e9tait \u00e9difi\u00e9e sur le bord de l&rsquo;oc\u00e9an, face au soleil couchant, entre la presqu&rsquo;\u00eele de Crozon et celle du Cap Sizun. La ville avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e il y avait tr\u00e8s longtemps par des navigateurs venus d&rsquo;Orient, les Ph\u00e9niciens, qui y avaient \u00e9tabli un comptoir commercial.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Yann Br\u00e9kilien, <\/span><span style=\"color: #008000;\">Contes et l\u00e9gendes du Pays Breton.<\/span> <\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">Sire roi, il n&rsquo;y aurait qu&rsquo;\u00e0 louer en votre ville si, par malheur, elle ne se trouvait plus basse que la mer. Quand la mer monte, l&rsquo;eau envahit nos quais et nos logis, chaque soir nous sommes chass\u00e9s par le flux, contraints de qu\u00e9rir refuge sur le rocher. Nos maisons sont inond\u00e9es et g\u00e2t\u00e9es, nos meubles entra\u00een\u00e9s, nos denr\u00e9es perdues.<br \/>\n<span style=\"color: #008000;\"><em>Charles Guyot, la L\u00e9gende de la Ville d&rsquo;Ys<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Celle-ci s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 la place m\u00eame o\u00f9 vous voyez aujourd&rsquo;hui la baie de Douarnenez. Elle \u00e9tait si grande et si belle, que pour faire l\u00b4\u00e9loge de la capitale des Fran\u00e7ais, les hommes de l&rsquo;ancien temps n&rsquo;ont rien trouv\u00e9 de mieux que de l&rsquo;appeler Par-is, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00e9gale d&rsquo;Is.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Emile Souvestre, le Foyer Breton.<\/span><br \/>\n<\/em><br \/>\nLes l\u00e9gendes nous donnent \u00e0 peine quelques d\u00e9tails sur sa situation, son \u00e9tendue, la cause de sa ruine ; mais la tradition populaire nous apprend que c&rsquo;\u00e9tait une grande cit\u00e9 enrichie par le commerce, embellie par les arts, et si importante que l&rsquo;on crut honorer la vieille Lut\u00e8ce en l&rsquo;appelant Par-Is, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;\u00e9gale de la ville bretonne.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Emile Souvestre, En Bretagne.<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">Lui-m\u00eame transf\u00e9ra sa cour en une grande ville situ\u00e9e au bord de la mer entre le cap de Fontenay et la pointe de Crozon. Ker Is (la Ville basse) \u00e9tait une ville riche, ses commer\u00e7ants \u00e9taient prosp\u00e8res, ses marins habiles \u00e0 naviguer sur une mer dangereuse, et la paix r\u00e9gnait entre ses murs.<br \/>\n<span style=\"color: #008000;\"><em>Patrice Thom\u00e9r\u00e9, Contes et l\u00e9gendes de Bretagne.<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">La cit\u00e9, b\u00e2tie sur la plage, n&rsquo;\u00e9tait d\u00e9fendue contre l&rsquo;Oc\u00e9an que par une digue fort haute et des \u00e9cluses dont la clef \u00e9tait d\u00e9pos\u00e9e dans une cassette de fer.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">La Ville d&rsquo;Is, Du Laurens de la Barre.<\/span><\/em><\/p>\n<h2 align=\"justify\">Eglise &amp; cath\u00e9drale<\/h2>\n<p align=\"justify\">\u00ab\u00a0Et je suis entr\u00e9 dans Ys, j&rsquo;ai regard\u00e9 autour de moi, j&rsquo;ai fouill\u00e9 les quartiers les plus recul\u00e9s et j&rsquo;ai cherch\u00e9 un temple o\u00f9 m&rsquo;agenouiller devant le Tr\u00e8s-Haut. J&rsquo;ai travers\u00e9 des palais, march\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ombre des tours \u00e9lev\u00e9es, je me suis arr\u00eat\u00e9 devant les \u00e9choppes pleines de marchandises, nulle part je n&rsquo;ai d\u00e9couvert la maison de Dieu.\u00a0\u00bb<br \/>\nDans le temps qu&rsquo;il faut \u00e0 l&rsquo;hirondelle pour arranger son nid, vous construirez, sur la meilleure place, l&rsquo;\u00e9glise que Dieu r\u00e9clame \u00e0 droit ; sa vo\u00fbte dominera tous les toits, ses murs seront rehauss\u00e9s d&rsquo;or, les degr\u00e9s du parvis seront de marbre, les portes d&rsquo;argent ouvr\u00e9. Et, dans le temps que j&rsquo;ai dit, en sa tour sonneront les cloches, sur l&rsquo;autel br\u00fbleront les flammes sacr\u00e9es. Et si cela n&rsquo;est point, vous serez condamn\u00e9s et pendus comme parjures et mauvais serviteurs.<br \/>\nLes architectes, les b\u00e2tisseurs trembl\u00e8rent, se consid\u00e9rant les uns les autres, pleins d&rsquo;effroi, et le roi les renvoya sans qu&rsquo;ils eussent os\u00e9 prononcer une parole.<br \/>\nLors, dans le temps qu&rsquo;il faut \u00e0 l&rsquo;hirondelle pour faire son nid, ils construisirent, pour Gradlon, une \u00e9glise. D&rsquo;une double enceinte ils entour\u00e8rent le saint lieu dont le portail, tourn\u00e9 vers l&rsquo;orient, fut si \u00e9lev\u00e9 qu&rsquo;il attirait de loin les regards de l&rsquo;impie comme ceux du fid\u00e8le, une grande cour carr\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dait le portique, bord\u00e9e de galeries \u00e0 colonnes, au milieu de cette cour \u00e9taient des fontaines d&rsquo;o\u00f9 coulait une eau abondante et fra\u00eeche. Trois portes s&rsquo;ouvraient dans la fa\u00e7ade : la principale \u00e9tait d&rsquo;argent travaill\u00e9, les autres de cuivre avec des liaisons d&rsquo;argent ; par la grande porte on entrait dans la nef, par les petites dans les bas c\u00f4t\u00e9s au-dessus desquels \u00e9taient des fen\u00eatres barr\u00e9es de treillis de bois, d&rsquo;une belle fa\u00e7on, agr\u00e9ablement par\u00e9s. La nef \u00e9tait port\u00e9e sur des colonnes massives les murailles brillaient de mati\u00e8res pr\u00e9cieuses, de riches ornements, et le pav\u00e9 \u00e9tait fait de compartiments de marbre aux dessins vari\u00e9s. Autour de l&rsquo;autel on voyait des tr\u00f4nes pour les pr\u00eatres : plus magnifique \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00eaque. Une barri\u00e8re de bois d&rsquo;un art admirable fermait le sanctuaire. Tout \u00e9tait riche et bien fini et digne de Dieu.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Charles Guyot, la L\u00e9gende de la Ville d&rsquo;Ys<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\">C&rsquo;est vrai qu&rsquo;au lieu de b\u00e2tir une \u00e9glise chr\u00e9tienne, Ys aurait d\u00fb vaquer \u00e0 cent travaux, \u00e0 cent r\u00e9parations indispensables. La grande \u00e9cluse perd ses clous, les digues se fissurent et se rompent &#8211; les Romains n&rsquo;auraient pas tol\u00e9r\u00e9 de telles choses, bien s\u00fbr, ils avaient tellement plus de soin que l&rsquo;administration cornouaillaise !<br \/>\nIl dit qu&rsquo;une rixe a \u00e9clat\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise chr\u00e9tienne et s&rsquo;est poursuivie sur le mail.<br \/>\n<span style=\"color: #008000;\"><em>Henri Queff\u00e9lec, Temp\u00eate sur la ville d&rsquo;Ys.<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">Un des quartiers de la ville s&rsquo;appelait Lexobie. Il y avait dans Is cent cath\u00e9drales et, dans chacune d&rsquo;elles, c&rsquo;\u00e9tait un \u00e9v\u00eaque qui officiait.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Anatole le Braz, la L\u00e9gende de la Mort.<\/span><\/em><\/p>\n<h2 align=\"justify\">Le chateau de Gradlon<\/h2>\n<p align=\"justify\">Au ch\u00e2teau de Dahut la magicienne, les Korrigans avaient entass\u00e9 des merveilles, car les murs \u00e9taient rev\u00eatus d&rsquo;or, de nacre et de corail ; les lits \u00e9taient de pourpre et d&rsquo;incarnat ; aux voutes se balan\u00e7aient les dais de soie ; le toit, les portes, les barri\u00e8res entourant les jardins \u00e9taient de m\u00e9tal brillant. Les \u00e9curies avaient un pav\u00e9 de marbre dont les dalles \u00e9taient, selon la couleur des chevaux, blanches comme la neige, rouges comme le feu, noires comme l&rsquo;ombre.<br \/>\nLes Korrigans, agiles et invisibles, entretenaient la propret\u00e9 et beaut\u00e9 du castel, si bien qu&rsquo;une rivi\u00e8re, par eux d\u00e9tourn\u00e9e de son cours, traversait et lavait les \u00e9curies et les places. De m\u00eame, ils faisaient en la ville toutes besognes mieux que les meilleurs esclaves, ils nourrissaient les dragons marins parqu\u00e9s au port, et, \u00e0 l&rsquo;heure de la mar\u00e9e, ils man\u0153uvraient les portes de bronze, car vainement s&rsquo;y \u00e9taient efforc\u00e9s les hommes les plus vigoureux.<br \/>\nMais ces portes ne s&rsquo;ouvraient qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ordre de Gradlon, \u00e0 chaque fois il d\u00e9tachait de son col les clefs d&rsquo;argent, \u00e0 chaque fois il les y repla\u00e7ait, car en personne il n&rsquo;avait confiance pour leur garde ; et jamais ne les laissait, m\u00eame dans le sommeil.<br \/>\nOr, au soir, quand chacun rentrait et fermait sa demeure, on voyait souvent descendre du castel \u00e0 la gr\u00e8ve, par l&rsquo;escalier taill\u00e9 dans le roc, une forme envelopp\u00e9e de blanches draperies. C&rsquo;\u00e9tait Dahut, lasse des plaisirs du jour, toute tremblante sous la fraiche brise, elle glissait lentement sur le sable et, abandonnant ses voiles, livrait \u00e0 l&rsquo;Oc\u00e9an son beau corps.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Charles Guyot, la L\u00e9gende de la Ville d&rsquo;Ys .<\/span><br \/>\n<\/em><br \/>\nLe ch\u00e2teau du roi Gradlon occupait le sommet de la colline du Chaudron d&rsquo;or. On y acc\u00e9dait &#8211; via les jardins du Corinthien &#8211; par une poterne affectant la forme d&rsquo;un triangle tronqu\u00e9, d\u00e9limit\u00e9e par deux courtines qui aboutissaient \u00e0 deux tourelles pos\u00e9es en encorbellement et r\u00e9unies \u00e0 un parapet par une ligne de m\u00e2chicoulis.<br \/>\nDans la cour d&rsquo;honneur du ch\u00e2teau, Spyridon Phanourakis et ses accompagnateurs descendirent de liti\u00e8re pour se m\u00ealer \u00e0 la foule compacte des courtisans.<br \/>\n<em><span style=\"color: #008000;\">Roger Facon, la cit\u00e9 d&rsquo;Ys.<\/span><\/em><\/p>\n<p align=\"justify\"><ul class=\"lcp_catlist\" id=\"lcp_instance_0\"><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13252\">Vision of Ys (step05) medieval city<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13238\">Vision of Ys (step04) city of Ys<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13176\">Vision of Ys (step03) &#8211; The city<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13089\">Vision of Ys (step02) Flight of Dahud<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13067\">Visions of Ys (step01)<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=10213\">La l\u00e9gende la Ville d\u2019Is, r\u00e9cits et repr\u00e9sentations de la disparition des mondes coupables.<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3445\">Sciences et Avenir hors-s&eacute;rie 178 : la France des lieux maudits<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=6549\">A la recherche de la Ville d&rsquo;Ys<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3146\">La ville d&rsquo;Ys-Images Mus&eacute;e D&eacute;partemental Breton<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3305\">Projet Ys&ndash;les logos<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3284\">La Ville d&rsquo;Ys 1994<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3161\">Les r&eacute;cits de Gadlon et Dahud<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3248\">Ys et Duke-Nukem 3D<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3333\">La Ville d&rsquo;Ys &#8211; R&eacute;f&eacute;rences litt&eacute;raires<\/a><\/li><li class=\"current\"><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3309\">La ville d&rsquo;Ys&ndash;Les lieux dans la litt&eacute;rature<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3411\">La Ville d&rsquo;Ys&ndash;Bibliographie\/Discographie<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3172\">Gwerz Kear Is ar Roue Gralon<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3224\">Portraits de l&eacute;gende<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3168\">A propos de Graslon, Gu&eacute;nol&eacute;, de Ker Ys<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3163\">Comment est n&eacute;e la L&eacute;gende de la Ville D&rsquo;Ys<\/a><\/li><\/ul><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Importance &amp; dates Pendant tout l&rsquo;\u00e2ge du bronze, elle avait \u00e9t\u00e9 un des plus riches centres du trafic de l&rsquo;\u00e9tain et du plomb et nulle part ailleurs, dans tout l&rsquo;Occident, on ne voyait la population arborer de plus somptueux bijoux, torques d&rsquo;or, colliers et bracelets incrust\u00e9s de pierres pr\u00e9cieuses. Yann Br\u00e9kilien, Contes et l\u00e9gendes du &hellip; <a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3309\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">La ville d&rsquo;Ys&ndash;Les lieux dans la litt&eacute;rature<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26,32],"tags":[309,305],"class_list":["post-3309","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-production","category-ys","tag-references","tag-ys"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3309","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3309"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3309\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3391,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3309\/revisions\/3391"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3309"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3309"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3309"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}