{"id":3163,"date":"1992-03-21T17:04:00","date_gmt":"1992-03-21T16:04:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3163"},"modified":"2014-10-26T08:31:34","modified_gmt":"2014-10-26T07:31:34","slug":"comment-est-ne-la-lgende-de-la-ville-dys","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3163","title":{"rendered":"Comment est n&eacute;e la L&eacute;gende de la Ville D&rsquo;Ys"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">(d&rsquo;apr\u00e8s <a href=\"#1\">Louis Oges (1)<\/a> 1949)<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Le cataclysme, dit-on, eut lieu au V\u00e8me si\u00e8cle. Mais c&rsquo;est seulement au IX\u00e8me si\u00e8cle, sous la plume du chroniqueur Gurdisten, qu&rsquo;apparaissent pour la premi\u00e8re fois le nom de Ker ls et celui du Roi Grallon, que nous orthographions aussi Gradlon, mais que Marie de France, en ses lais du XII\u00e8me si\u00e8cle, \u00e9crivait Graalent.<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>En ces \u00e9crits anciens, inspir\u00e9s des r\u00e9cits des harpeurs pa\u00efens d&rsquo;Armorique, n&rsquo;apparaissent encore ni le tr\u00e8s chr\u00e9tien saint Gu\u00e9nol\u00e9, ni la satanique Ah\u00e8s, dite aussi Dahut&#8230;Tant il est vrai que la l\u00e9gende de la ville engloutie ne cesse de s&rsquo;enrichir au cours des si\u00e8cles, et surtout des si\u00e8cles chr\u00e9tiens, d&rsquo;\u00e9pisodes nouveaux&#8230;<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><!--more--><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Le chanoine Moreau, \u00e0 la fin du r\u00e8gne d&rsquo;Henri IV, Ernest Renan et Anatole Le Braz au si\u00e8cle dernier, sans oublier nombre de nos contemporains &#8211; tels Claude Dervenn, Jean Gu\u00e9henno, Georges Bordonove, Michel le Bris ou Xaviel Grall ne sont pas rest\u00e9s insensibles \u00e0 cette \u00ab\u00a0grande affaire\u00a0\u00bb ni indiff\u00e9rents aux cloches qui continuent de tinter au fond de la mer, et peut-\u00eatre aussi au fond de la m\u00e9moire atavique de chaque Breton : \u00ab\u00a0Atlantide de l&rsquo;\u00e2me, Ile des Printemps morts\u00a0\u00bb&#8230;<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>La temp\u00eate fait rage \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Koridwen la druidesse, assise pr\u00e8s du foyer fait rougeoyer un tison. Beneac&rsquo;h son jeune disciple, d\u00e9pit\u00e9 de ne pouvoir faire quelques pas sur la c\u00f4te, installe une chaise pr\u00e8s de la conteuse.<br \/>\nLes flammes espi\u00e8gles dessinent sur le visage de Koridwen des ombres myst\u00e9rieuses. B\u00e9n\u00e9ard fascin\u00e9 ferme les yeux un instant.<br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Comment la l\u00e9gende de Ker Is s&rsquo;est-elle transmise jusqu&rsquo;\u00e0 nous?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Par les chants, les r\u00e9cits, les feuilles volantes, les&#8230;<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Mais comment na\u00eet une L\u00e9gende? Comment est n\u00e9e la L\u00e9gende de la Ville D&rsquo;Is?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>La L\u00e9gende de la Ville d&rsquo;Is a ceci de particulier qu&rsquo;elle n&rsquo;a gu\u00e8re subi d&rsquo;\u00e9tudes critiques sur le fond de son r\u00e9cit. Chacun la raconte \u00e0 sa mani\u00e8re, et l&rsquo;utilise \u00e0 ses propres fins. En revanche, tous les d\u00e9bats ont port\u00e9 sur l&#8217;emplacement suppos\u00e9 de la ville. Et la non d\u00e9couverte de cet emplacement favorise la rationalit\u00e9 des uns, et l&rsquo;esp\u00e9rance des autres.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Et il y a eu des d\u00e9bats \u00e9piques&#8230;<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Des d\u00e9bats, des articles&#8230;<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Donne moi des arguments, cela m&rsquo;int\u00e9resse.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h fr\u00e9tillait sur sa chaise, il imaginait des assembl\u00e9es de vieux messieurs, redingote et barbichette, doigt accusateur, monocle vengeur, s&rsquo;\u00e9tripant en fran\u00e7ais, en breton, en argot et en vain.<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Koridwen &#8211;<\/p>\n<p><a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#2\">Le Carguet (2)<\/a> publie dans le <a name=\"r2\"><\/a>BSAF, un large article. Pour lui, la ville engloutie se trouve au large de la Baie des Tr\u00e9pass\u00e9s. Il en trouve les preuves dans le Cartulaire de Landevennec gr\u00e2ce aux allusions que celui-ci contiendrait.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Il existe de plus une tradition qui corrobore le choix du Cap Sizun.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Exactement, et le Carguet en parle. Tous ces \u00e9l\u00e9ments lui permettent de fixer la fondation de la ville!!<br \/>\nIl propose une date situ\u00e9e entre 475 et 480 de notre \u00e8re. Les ruines gallo-romaines de Troguer, pr\u00e8s de la Pointe du Van, sont pour lui les restes de la citadelle d&rsquo;en haut, tandis que la ville basse, (Ker Izel), est sous les flots.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Oui c&rsquo;est vrai Ker Is, Ker Izel, la ville basse.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Nous y reviendrons. Jourdan de la Passardi\u00e8re, lui propose la Baie de Douarnenez au point de jonction des voies romaines.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>C&rsquo;est une th\u00e8se fort r\u00e9pandue.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Oui d&rsquo;ailleurs E.Del\u00e9cluse, quatre ans apr\u00e8s <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#3\">le Carguet (3)<\/a> en <a name=\"r3\"><\/a>1924, d\u00e9fend \u00e9galement la proposition de Douarnenez. Il pense que les ruines visibles le long de la c\u00f4te ne sont qu&rsquo;une faible partie de la ville, le reste \u00e9tant submerg\u00e9.<br \/>\nDaru lui, \u00e9crit : <strong><br \/>\n<\/strong><em>\u00ab\u00a0Ni 13 si\u00e8cles, ni les temp\u00eates de l&rsquo;oc\u00e9an n&rsquo;ont pu faire dispara\u00eetre les vestiges de la Ville d&rsquo;Is. On en aper\u00e7oit encore quelques-uns \u00e0 fleur d&rsquo;eau ; et les rameurs qui dirigent leurs barques sur cette c\u00f4te, d\u00e9signent certains passages \u00e9troits et sinueux par des noms qui \u00e9taient autrefois ceux des rues de la ville submerg\u00e9e. \u00ab\u00a0<\/em><strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Qu&rsquo;en dire?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Peu de choses, ces r\u00e9cits confortent la l\u00e9gende, renouvellent l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public, que celui soit cr\u00e9dule ou d\u00e9tracteur, chacun mettant la m\u00eame \u00e9nergie \u00e0 prouver que l&rsquo;autre a tort.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Lors de mes voyages, on m&rsquo;a affirm\u00e9 que Ker Is se trouvait dans la Baie d&rsquo;Audi\u00e8rne, au large de Penmarc&rsquo;h. Mais aussi entre Loctudy et les \u00eeles Gl\u00e9nans. Tout muret un peu ancien, tout rocher un peu \u00e9trange dans le paysage deviennent une preuve formelle. Songeons en plus qu&rsquo;il existe actuellement une Ville d&rsquo;Is en Galice!!!<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>En tout cas, pour l&rsquo;instant, son emplacement armoricain reste un myst\u00e8re.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Qu&rsquo;en pensent les g\u00e9ologues?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Les g\u00e9ologues sont d&rsquo;accord pour affirmer que le niveau des c\u00f4tes ne cesse de s&rsquo;enfoncer dans les eaux. Ce mouvement est rythm\u00e9 par ce que nous appelons les transgressions.<br \/>\nLa transgression dunkerkienne qui marque une progression de quelques m\u00e8tres du niveau marin autour du V\u00e8me si\u00e8cle peut \u00e0 elle seule, justifier l&rsquo;existence des r\u00e9cits de submersion. Is ou Izel signifie en breton, Bas, par opposition \u00e0 Huel qui veut dire Haut, Ker Is devient ainsi la ville basse, multipliant ainsi ses chances d&rsquo;\u00eatre submerg\u00e9e.<br \/>\n<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Chances..?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>En <a name=\"r4\"><\/a>1752 <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#4\">Dom le Pelletier (4)<\/a> parait mettre en doute l&rsquo;importance de l&rsquo;agglom\u00e9ration.<br \/>\nIl \u00e9crivait : <strong><br \/>\n<\/strong><em>\u00ab\u00a0Ker Is a pu exister sous ce nom, mais au sens breton qui est que \u00ab\u00a0ker\u00a0\u00bb est toute habitation, ville, bourg, village, hameau, et une maison seule. On dit que cette ville a \u00e9t\u00e9 submerg\u00e9e par la mer, en punition de ses p\u00e9ch\u00e9s. Je croi (sic) bien que la mer abyma cette pr\u00e9tendue grande ville, mais je croi aussi que c&rsquo;\u00e9tait un village situ\u00e9 sur le bord de la baie de Douarnenez, et \u00e0 fleur d&rsquo;eau de mer, de sorte que quelque ouragan ayant enfl\u00e9 la mer, l&rsquo;aura pouss\u00e9e sur la terre et aura renvers\u00e9 ce village dont le nom Ker Is est \u00ab\u00a0habitation basse\u00a0\u00bb. Les po\u00e8tes bretons auront exag\u00e9r\u00e9 \u00e0 leur ordinaire cet \u00e9v\u00e9nement triste et funeste. La preuve que l&rsquo;on peut donner de la r\u00e9putation de cette habitation est que la grande entr\u00e9e de Brest est nomm\u00e9e par les gens de ce pays, \u00ab\u00a0Canol-Is\u00a0\u00bb, (le canal d&rsquo;Is) : mais ce n&rsquo;est peut-\u00eatre le Canal-Bas en distinction du plus haut, qui est celui de la Manche ; par le Conquet, en \u00e9gard au Nord qui est cens\u00e9 le haut o\u00f9 la mer monte, et au sud, ou sud-ouest, o\u00f9 la mer d\u00e9scend\u00a0\u00bb.<\/em><strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>D&rsquo;accord, je vois bien comment a pu na\u00eetre la L\u00e9gende de Ker Is, les emplacements suppos\u00e9s, etc., mais le r\u00e9cit lui-m\u00eame, est-il arriv\u00e9 sous sa forme actuelle jusqu&rsquo;\u00e0 nous ou bien s&rsquo;est-il au fil des ans transform\u00e9, embelli, enrichi?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Evidemment aussi regardons cela de plus pr\u00e8s. Tout d&rsquo;abord, et cela pr\u00eache pour la th\u00e8se d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement majeur, il existe de nombreux r\u00e9cits l\u00e9gendaires tr\u00e8s proches de celui de Ker Is ; nous retiendrons le plus ancien : le Livre de la <a name=\"r5\"><\/a>Vache Brune, \u00ab\u00a0Lebor na hUdre\u00a0\u00bb, Irlande, mais aussi <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#5\">le Livre Noir de Carmarthen (5)<\/a>, et enfin la fameuse histoire scandinave de \u00ab\u00a0Nils Holgerson\u00a0\u00bb dans Selma Lagerl\u00f6f avec la destruction de &#8230;<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Venita, oui je l&rsquo;ai lu \u00e9tant gamin. Mais la premi\u00e8re \u00e9vocation de Ker Is date du Cartulaire de Landevennec n&rsquo;est-ce-pas?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Non. Graslon est cit\u00e9 dans la g\u00e9n\u00e9alogie des Rois de Bretagne, mais Ker Is n&rsquo;y figure pas.<br \/>\nGraslon est encore le personnage central d&rsquo;un lai de Marie de France (XI\u00e8me si\u00e8cle), mais la saga dont il est le h\u00e9ros n&rsquo;\u00e9voque jamais Ker Is. Il faut attendre le XVI\u00e8me si\u00e8cle avec le <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#6\">Chanoine Pierre le Baud (6)<\/a>, aum\u00f4nier d&rsquo;Anne de Bretagne et mort en 1515.<strong><br \/>\nKoridwen dispara\u00eet de la proximit\u00e9 du feu et revient un instant plus tard charg\u00e9e d&rsquo;une pile de livres poussi\u00e9reux, aux pages fragiles comme des feuilles mortes.<br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Voil\u00e0, Pierre le Baud6, Histoire de Bretagne, \u00e9dition de <a name=\"r6\"><\/a>1638. L\u00e0 j&rsquo;ai un signet page 43. <strong><br \/>\n<\/strong><em>\u00ab\u00a0La grande cit\u00e9 d&rsquo;Is situ\u00e9e pr\u00e8s de la grand&rsquo;-mer, fut, pour les p\u00e9ch\u00e9s des habitants, submerg\u00e9e par les eaux issant de cette mer. Le Roy Grallon qui lors \u00e9tait en cette cit\u00e9, \u00e9chappa miraculeusement : c&rsquo;est \u00e0 savoir par le m\u00e9rite de saint Gu\u00e9nol\u00e9. Et dit-on que encore appi\u00e8rent les vestiges sur la rive qui de l&rsquo;ancien nom de la cit\u00e9, est jusqu&rsquo;\u00e0 maintenant appel\u00e9e Ys\u00a0\u00bb.<\/em><strong><br \/>\n<\/strong><a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#7\">Bernard d&rsquo;Argent\u00e9 (7)<\/a> a lui aussi \u00e9crit une Histoire de Bretagne, j&rsquo;ai l\u00e0 la quatri\u00e8me \u00e9dition la premi\u00e8re \u00e9dition datant de <a name=\"r7\"><\/a>1582, deux ans apr\u00e8s la mort de l&rsquo;auteur, \u00e9coute : <strong><br \/>\n<\/strong><em>\u00ab\u00a0Les habitants trouvent comme laiss\u00e9 de main \u00e0 main qu&rsquo;il y avait au m\u00eame temps, auparavant la venue des Ducs pr\u00e9s de Kemper-Corentin, une grande ville appel\u00e9e Is, sue le bord de la mer, laquelle ils disent avoir \u00e9t\u00e9 submerg\u00e9e et couverte, le Roy Grallon estant en icelle. De laquelle adventure il se sauva comme par miracle, se montrant encore en ces lieux des ruines. Mais de cela il n&rsquo;y a pas grands t\u00e9moins et n&rsquo;est cette ville de Is (si elle fut), nomm\u00e9e en nul ancien, fors quelques l\u00e9gendes.\u00a0\u00bb<br \/>\n\u00ab\u00a0D&rsquo;autres accidents, par semblables submersions, sont encore advenus ailleurs.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em><strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Et l\u00e0 ce livre un peu \u00e9trange.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong><a name=\"r8\"><\/a>Ah le <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#8\">Chanoine J\u00e9han Moreau (8)<\/a> avec ses M\u00e9moires de Guerre. Le Chanoine Moreau est n\u00e9 probablement en 1552, mais ce n&rsquo;est pas certain, et est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1617. Dans son ouvrage, il rel\u00e8ve d&rsquo;importants vestiges gallo-romains entre la pointe du Van et la Baie des Tr\u00e9pass\u00e9s. Dans ce passage il d\u00e9crit une route pav\u00e9e partant de Quimper : <strong><br \/>\n<\/strong><em>\u00ab\u00a0Cette route, dit-il, aboutissait \u00e0 cette tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre et pr\u00e9tendue ville appel\u00e9e Is en la bouche du vulgaire du pays, qu&rsquo;ils disent avoir \u00e9t\u00e9 situ\u00e9e o\u00f9 est pr\u00e9sentement la baie de Douarnenez ou \u00e0 la pointe du Raz, et qui depuis a \u00e9t\u00e9 par succession de temps, conquise par la mer il y a environ 12 ou 1300 ans. Savoir est du temps des saints personnages Corentin, Gu\u00e9nol\u00e9, Tadec, r\u00e9gnant en ces temps l\u00e0 en Bretagne le Grand Roy Grallon&#8230;et le tout est arriv\u00e9 par une juste punition de Dieu pour les p\u00e9ch\u00e9s du peuple de ladite ville&#8230;<br \/>\n&#8230;Une certaine personne m&rsquo;a asseur\u00e9 avoir vu et lu quelques pi\u00e8ces en vers bretons qui faisaient mention de cette ville en \u00e9criture de main, ce que je n&rsquo;ai su d\u00e9couvrir, quelque diligence et recherche que j&rsquo;aie pu faire.\u00a0\u00bb<\/em><strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Leurs t\u00e9moignages concordent, le dernier ajoute un cataclysme, mais nous sommes loin de la magnificence de Souvestre ou de Guyot.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Exact, mais patiente, tu vas voir, tout se fait par \u00e9tapes.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Le Chanoine Moreau parle d&rsquo;un myst\u00e9rieux texte d\u00e9crivant la ville, il reste \u00e0 trouver alors&#8230;<br \/>\n<strong><br \/>\nKoridwen &#8211;<\/strong> Non, tant mieux, ou h\u00e9las, selon que l&rsquo;on est lecteur ou chercheur de tr\u00e9sor. Ce texte a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 au ch\u00e2teau de <a name=\"r9\"><\/a>Plouvorn et a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 par <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#9\">Emile Ernault (9)<\/a> dans les Annales de Bretagne. Ici la Ville d&rsquo;Is est situ\u00e9e sur une \u00eele qui porte son nom,<strong> \u00ab\u00a0An enezen a Ys avez Dyquys punisset\u00a0\u00bb.<br \/>\n<\/strong>La ville est engloutie, Graslon est sauv\u00e9 des eaux par Saint Gu\u00e9nol\u00e9, alors son neveu.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Par ordre d&rsquo;apparition nous avons : Graslon, la Ville d&rsquo;Is mais point de Dahud.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Elle n&rsquo;appara\u00eet qu&rsquo;au XVII\u00e8me si\u00e8cle et sert la pr\u00e9dication. Donne ce livre-l\u00e0, s&rsquo;il-te-pla\u00eet.<br \/>\n<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong><a name=\"r10\"><\/a>Celui-ci? \u00ab\u00a0Vies des Saints de Bretagne Armorique\u00a0\u00bb, par <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#10\">Albert le Grand (10)<\/a>, ce doit \u00eatre un sacr\u00e9 tr\u00e9sor.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Un tr\u00e9sor sacr\u00e9 m\u00eame, Albert le Grand est un religieux de Morlaix, \u00e9coute il est question de Dahud : <strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Apr\u00e8s avoir nomm\u00e9 Corentin \u00e9v\u00eaque et seigneur de Quimper, le roi Grallon transf\u00e9ra sa cour en une grande ville sur le bord de la mer, entre le cap de Fontenoy (ancien nom de la pointe du Raz) et la pointe de Crozon. Cette ville s&rsquo;appelait Is&#8230;<br \/>\nGu\u00e9nol\u00e9 allait souvent voir le roi en sa superbe cit\u00e9 et pr\u00eachait fort hautement contre les abominations qui se commettaient en cette ville toute absorb\u00e9e en luxe, d\u00e9bauches et vanit\u00e9&#8230;<br \/>\nDieu lui r\u00e9v\u00e9la la juste punition qu&rsquo;il en voulait faire et l&rsquo;heure du ch\u00e2timent. Il dit au roi : \u00ab\u00a0Ha, sire, sortons au plus t\u00f4t de lieu car l&rsquo;ire de Dieu le va pr\u00e9sentement accabler&#8230;<br \/>\nGrallon fit incontinent trousser bagage et, ayant fait mettre hors de ce qu&rsquo;il avait de plus cher, monta \u00e0 cheval avec ses officiers et domestiques, et, \u00e0 pointe d&rsquo;\u00e9peron, se sauva hors la ville. A peine eut-il sorti les portes, qu&rsquo;un orage violent s&rsquo;\u00e9leva avec des vents si imp\u00e9tueux que la mer se jetant hors de ses limites ordinaires et se pr\u00e9cipitant de furie sur cette mis\u00e9rable cit\u00e9, noya plusieurs milliers de personnes dont on attribua la cause principale \u00e0 Dahut, fille impudique du bon roi, laquelle p\u00e9rit en cet ab\u00eeme et cuida causer la perte du roi&#8230;pour ce que l&rsquo;histoire assure qu&rsquo;elle avait pris \u00e0 son p\u00e8re la clef qu&rsquo;il portait pendante \u00e0 son col comme symbole de sa royaut\u00e9\u00a0\u00bb.<br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Dahud et la clef, nous nous approchons petit \u00e0 petit des \u00e9l\u00e9ments que je connais. Le temps et les auteurs accumulent leurs visions&#8230;<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Attention, Albert le Grand n&rsquo;\u00e9voque pas les \u00e9cluses, la clef est le symbole de la royaut\u00e9. Le r\u00e9cit est d\u00e8s lors utilis\u00e9 pour l&rsquo;\u00e9dification des <a name=\"r11\"><\/a>masses. Pour <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#11\">Og\u00e9e (11)<\/a> dans son \u00ab\u00a0Dictionnaire historique et g\u00e9ographique de Bretagne\u00a0\u00bb, la l\u00e9gende entre dans \u00ab\u00a0les exercices spirituels de la vie chr\u00e9tienne pour la mission\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0an exerci\u00e7ou spirituel eus ar vuez chriten evit ar mission\u00a0\u00bb. Il ne croit pas en l&rsquo;existence de la Ville d&rsquo;Is, page 111, il \u00e9crit : <strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Cette ville, c\u00e9l\u00e8bre dans l&rsquo;id\u00e9e des gens qui aiment \u00e0 se repa\u00eetre de fables, fut engloutie suivant la tradition vulgaire au temps du roi Grallon pour punition des crimes de ses habitants. Les uns la placent \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du port d&rsquo;Audi\u00e8rne, d&rsquo;autre \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de la Baie de Douarnenez, d&rsquo;autres \u00e0 l&#8217;embouchure de la rivi\u00e8re de Quimper, d&rsquo;autres enfin \u00e0 Kera\u00ebs (Carhaix). Mais l&rsquo;opinion la plus probable est qu&rsquo;elle n&rsquo;exista jamais, disparue\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/strong>Depuis ce texte, il subsiste une confusion entre Ahes et Dahud. De plus, la voie romaine en question n&rsquo;est pas la seule \u00e0 porter ce nom.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Le myst\u00e8re s&rsquo;\u00e9paissit.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Ce qui surtout remarquable c&rsquo;est que plus de mille ans ont pass\u00e9 depuis les suppos\u00e9s \u00e9v\u00e9nements sans que le temps ne les efface. Malgr\u00e9 une rude concurrence si l&rsquo;on pense \u00e0 Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde ou \u00e0 Tristan et Iseult, h\u00e9ros \u00e9galement du haut Moyen Age breton.<br \/>\nDahud est <a name=\"r12\"><\/a>maintenant le <a name=\"r13\"><\/a>personnage <a name=\"r14\"><\/a>central de l&rsquo;histoire, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#12\">Cambry (12)<\/a>, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#13\">Marchangy (13)<\/a>, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#14\">Daru (14)<\/a> adoptent la fille de Graslon et tissent la trame de leurs r\u00e9cits d&rsquo;apr\u00e8s la structure d&rsquo;Albert le Grand ou de Og\u00e9e.<strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Un nouveau champ s&rsquo;ouvrant aux conjectures sur l&rsquo;origine de cette ville, plusieurs modernes ont \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 regarder Kera\u00ebs comme le Ker Is des anciens, et, par une l\u00e9g\u00e8re transmutation de Keris en Kera\u00ebs, se sont efforc\u00e9s de r\u00e9tablir sur la surface du globe une ville qui, depuis des si\u00e8cles semblait en \u00eatre <\/strong><a name=\"r15\"><\/a><strong>disparue<\/strong><strong> \u00ab\u00a0. <\/strong><a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#15\"><strong>(15)<\/strong><\/a><strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Nous approchons du XIX\u00e8me si\u00e8cle, et l\u00e0 le romantisme va donner un \u00e9lan d\u00e9cisif \u00e0 la l\u00e9gende. Et du r\u00e9cit anecdotique, nous arrivons \u00e0 de grandes fresques lyriques.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Exactement, Kernadet, Pitre-Chevalier&#8230;<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>H.de la Villemarqu\u00e9, E.Souvestre.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h d\u00e9place la pile de livres, et \u00e0 la lueur incertaine de la chemin\u00e9e tente de d\u00e9chiffrer les titres dor\u00e9s \u00e0 l&rsquo;or fin sur couverture de cuir rid\u00e9.<br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Kernadet, la \u00ab\u00a0Vie des Saints de Bretagne Armorique\u00a0\u00bb 1837&#8230;<strong><br \/>\n\u00ab\u00a0La ville n&rsquo;\u00e9tait d\u00e9fendue des invasions de l&rsquo;oc\u00e9an que par une digue au milieu de laquelle des \u00e9cluses, ing\u00e9nieusement m\u00e9nag\u00e9es, livraient passage au volume d&rsquo;eau n\u00e9cessaire pour alimenter les nombreux canaux. Le roi Grallon faisait garder avec soin les clefs de ces \u00e9cluses et pr\u00e9sidait lui-m\u00eame chaque moi l&rsquo;entr\u00e9e des eaux dans la ville. Les intrigues et les crimes d&rsquo;Ahez ayant enfin arrach\u00e9 au roi les restes du pouvoir, elle s&#8217;empara des clefs ; mais dans le tumulte affreux qui s&rsquo;\u00e9leva au milieu de cette licence effr\u00e9n\u00e9e qu&rsquo;elle m\u00eame avait excit\u00e9e, elle ne put conserver ce pr\u00e9cieux talisman : il tomba dans des mains ignorantes et barbares et les \u00e9cluses furent <\/strong><a name=\"r16\"><\/a><strong>ouvertes<\/strong><strong>.\u00a0\u00bb <\/strong><a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#16\"><strong>(16)<\/strong><\/a><strong><br \/>\n<\/strong>C&rsquo;est le texte de Daru non?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Oui il le reprend parfois textuellement mais ajoute la digue, les \u00e9cluses et les clefs qui les ouvrent. Pitre Chevalier et Souvestre reprendront ce texte. <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#17\">Pitre Chevalier (17)<\/a> \u00e9crit dans l&rsquo;\u00e9dition de <a name=\"r17\"><\/a>1844 de \u00ab\u00a0La Bretagne ancienne\u00a0\u00bb : <strong><br \/>\n\u00ab\u00a0L&rsquo;exemple des d\u00e9bauches \u00e9tait donn\u00e9 publiquement par la fille m\u00eame de Grallon, la belle Ahez ou Dahut, dont les d\u00e9bordements surpassent tout ce qu&rsquo;on nous a cont\u00e9 d&rsquo;Honoria, de Messaline et de Marguerite de Bourgogne. Les paysans d&rsquo;Huelgoat montrent encore un gouffre o\u00f9 Dahut faisait pr\u00e9cipiter ses amants&#8230;<br \/>\n&#8230;La ville d&rsquo;Is, conqu\u00eate de l&rsquo;industrie sur la mer, occupait une plage tr\u00e8s basse, incessamment menac\u00e9e par les flots ; elle avait des remparts, des digues et des \u00e9cluses dont les clefs \u00e9taient d\u00e9pos\u00e9es dans une cassette de fer ; le roi seul ouvrait cette cassette au moyen d&rsquo;une clefs d&rsquo;or suspendue \u00e0 son cou.<br \/>\nOr Dahut qui avait promis cette clef d&rsquo;or \u00e0 un de ses amants, la ravit \u00e0 son p\u00e8re endormi par ses caresses ; et quelques instants apr\u00e8s, la mer entrait dans la ville.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/strong>On a cru que cette version \u00e9tait en fait une traduction du <a name=\"r18\"><\/a>texte de <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#18\">Hersart de la Villemarqu\u00e9 (18)<\/a> (1815 -1885), ce dernier laissant croire qu&rsquo;il avait recueilli un texte m\u00e9di\u00e9val . Donatien Laurent ayant eu acc\u00e8s au carnet de la Villemarqu\u00e9 a d\u00e9montrer qu&rsquo;il n&rsquo;en est <a name=\"r19\"><\/a>rien. <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#19\">(19)<\/a> <strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>C&rsquo;est comme le texte d&rsquo;Olivier Souvestre qui est \u00e9galement une habile contrefa\u00e7on d&rsquo;un texte ancien : \u00ab\u00a0Ar rou\u00e9 Gralon ha Kear Is \u00a0\u00bb , une gwerz du milieu du XIX\u00e8me si\u00e8cle.<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Bravo! En 1850, pour \u00eatre pr\u00e9cis. La l\u00e9gende a toujours eu besoin d&rsquo;\u00eatre l\u00e9gitim\u00e9e par les si\u00e8cles. Au XIX\u00e8me si\u00e8cle, les auteurs se multiplient, influenc\u00e9s par une litt\u00e9rature de plus en plus abondante et diversifi\u00e9e. La l\u00e9gende s&rsquo;enrichit, <a name=\"r20\"><\/a>gagne en \u00e9pisodes, et p\u00e9rip\u00e9ties.<br \/>\n<a name=\"r21\"><\/a>Regarde <a name=\"r22\"><\/a>ces <a name=\"r23\"><\/a>manuscrits : <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#20\">A. De Bois (20)<\/a>, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#21\">Kerambrun (21)<\/a>, les op\u00e9ras de <a name=\"#22\"><\/a>Meyerbeer (22), de <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#23\">Lalo (23)<\/a>, une pi\u00e8ce de Cornou.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong><a name=\"r24\"><\/a>Tiens, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#24\">Le Foyer Breton (24)<\/a> dans son \u00e9dition de 1844, je poss\u00e8de, moi, une \u00e9dition de 1953!<br \/>\n<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Souvestre a beaucoup \u00e9crit sur Ker Is, dans \u00ab\u00a0Le Foyer Breton\u00a0\u00bb donc, il est en pleine <a name=\"r25\"><\/a>fantasmagorie, alors que dans le premier chapitre de <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#25\">En Bretagne (25)<\/a>, dont voici l&rsquo;\u00e9dition de 1867, il est plus r\u00e9serv\u00e9. Il se veut alors historien.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Aujourd&rsquo;hui, les versions sont l\u00e9gion, de quelques lignes \u00e0 plusieurs centaines de pages, nous avons le choix des formats.<br \/>\nUne <a name=\"r26\"><\/a>question : <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#26\">Charles Guyot (26)<\/a> pr\u00e9sente son ouvrage \u00ab\u00a0L\u00e9gende de la Ville d&rsquo;Ys\u00a0\u00bb (1926) comme \u00e9crit d&rsquo;apr\u00e8s les textes anciens. D&rsquo;o\u00f9 viendraient ces textes?<strong><br \/>\nKoridwen &#8211; <\/strong>Il s&rsquo;inscrit dans la lign\u00e9e des faiseurs de faux. Son texte est remarquable par le fait qu&rsquo;il place Gralon dans une vaste \u00e9pop\u00e9e, mais \u00e0 la lumi\u00e8re de ce que nous savons tu r\u00e9alises bien que c&rsquo;est un abus d&rsquo;\u00e9crivain. <a name=\"r27\"><\/a>Evoquons <a name=\"r28\"><\/a>pour <a name=\"r29\"><\/a>conclure <a name=\"r30\"><\/a>nos <a name=\"r31\"><\/a>grands <a name=\"r32\"><\/a>auteurs. <a name=\"r32\"><\/a>Ker Is <a name=\"r33\"><\/a>est <a name=\"r34\"><\/a>pour <a name=\"r35\"><\/a>eux l&rsquo;occasion d&rsquo;un magnifique exercice de style. Souvenirs de jeunesse pour <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#27\">E. Renan (27)<\/a>, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#28\">Michelet (28)<\/a>, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#29\">Jakez H\u00e9lias (29)<\/a>, contes pour enfants chez <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#30\">G. Toudouze (30)<\/a>, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#31\">du Laurens de la Barre (31)<\/a>, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#32\">J.Markale (32)<\/a>, <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#33\">Y. Br\u00e9kilien (33)<\/a>, romans pour <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#34\">Henri Queffelec (34)<\/a> et <a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#35\">R.Facon (35)<\/a> qui utilisent Is comme d\u00e9cor.<strong><br \/>\nBeneac&rsquo;h &#8211; <\/strong>Sans <a name=\"r36\"><\/a>oublier les bandes dessin\u00e9es, celle de Bourgeon et \u00ab\u00a0<a href=\"file:\/\/\/N:\/travail\/travail LL\/archives these\/YSWEB\/kerys\/#36\">Bran Ruz\u00a0\u00bb d&rsquo;Auclair et Deschamps.(36)<\/a><\/p>\n<p align=\"justify\">La pluie a cess\u00e9, sortons, la poussi\u00e8re de ces vieux livres m&rsquo;irrite un peu la gorge.<\/p>\n<p><em><strong>Notes<\/strong><\/em><\/p>\n<table style=\"word-spacing: 0px; text-transform: none; letter-spacing: normal; line-height: normal; text-indent: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; border-style: none;\" border=\"1\" width=\"470\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">1<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 1;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Nouvelle Revue Bretonne, N\u00b02, 1949, pp.81-91<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">2<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 2;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique du Finist\u00e8re, tome XLVII, 1920, pp. 5 \u00e0 23<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">3<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 3;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique du Finist\u00e8re, tome LI, 1924, pp. 85 \u00e0 91<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">4<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 4;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Dictionnaire de la Langue Bretonne, article Is, p.137, 1752<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">5<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 5;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">XII\u00e8me-XIII\u00e8me si\u00e8cle, issus des \u00ab\u00a0Four Ancient Books of Wales, 2 tomes, 1868, Pays de Galles<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">6<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 6;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Histoire de Bretagne, 1638, p. 43.<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">7<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 7;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Histoire de Bretagne, 4\u00b0 \u00e9d., p.49, (1\u00b0 \u00e9d. 1582)<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">8<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 8;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Histoire de ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 en Bretagne durant les Guerres de la Ligue et particuli\u00e8rement dans le dioc\u00e8se de Cornouaille, pp. 8 \u00e0 12<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">9<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 9;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Ar buhez sant Gwenole abat ar kentaf eus a Lantevennec, (la vie de Saint Gu\u00e9nol\u00e9 premier Abb\u00e9 de Land\u00e9vennec), Annales de Bretagne, tome XLI, (tome 1 &amp; 2 &#8211; 3 &amp; 4), 1943.<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">10<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 10;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Vies des Saints de Bretagne Armorique, 1636<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">11<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 11;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Dictionnaire historique et g\u00e9ographique de Bretagne, \u00e9dition de 1818, p. 111<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">12<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 12;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Voyage dans le Finist\u00e8re, \u00e9dition Fr\u00e9minville, 1794, p.307.<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">13<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 13;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Tristan le voyageur ou la France au XIV\u00e8me si\u00e8cle, Paris 1825, tome 1, p.207<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">14<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 14;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Histoire de Bretagne, Paris 1826, tome 1, p.70<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">15<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 15;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Og\u00e9e, Dictionnaire historique et g\u00e9ographique de Bretagne<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">16<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 16;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Kernadet, Vie des Saints de Bretagne Armorique, 1837, pp. 56 57<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">17<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 17;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">La Bretagne ancienne, 1844, pp.88-90<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">18<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 18;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Le Barzaz Breizh, chants populaires de la Bretagne, Paris, 1867<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">19<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 19;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Aux sources du Barzaz Breizh, 1989, Ar Men Douarnenez<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">20<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 20;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Manuscrit d&rsquo;une \u00e9tude sur Ker Is<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">21<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 21;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">La Ville d&rsquo;Is, l\u00e9gende bretonne, po\u00e8me, l&rsquo;auxiliaire breton, 1 juillet 1839<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">22<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 22;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Le pardon de Plou\u00ebrmel, 1859<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">23<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 23;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Le Roi d&rsquo;Ys, 1888<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">24<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 24;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Le foyer breton, contes et r\u00e9cits populaires, Paris, 1953<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">25<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 25;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">En Bretagne, Paris, 1867<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">26<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 26;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">La l\u00e9gende de la Ville d&rsquo;Ys, d&rsquo;apr\u00e8s les textes anciens, spezed,1991<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">27<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 27;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Souvenirs d&rsquo;enfance et de jeunesse, 1883<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">28<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 28;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Journal intime<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">29<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 29;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Le qu\u00eateur de m\u00e9moire, plon, 1990<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">30<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 30;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Le petit Roi d&rsquo;Ys, Hachette, Gloires et drames de la mer, Paris, 1917<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">31<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 31;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">La Ville d&rsquo;Is, Contes Populaires et L\u00e9gendes de Bretagne, Paris, 1974<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">32<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 32;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Histoire secr\u00eate de la Bretagne, paris<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">33<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 33;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Contes et L\u00e9gendes du Pays Breton, spezed, 1973<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">34<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 34;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Temp\u00eate sur la ville d&rsquo;Ys, Paris, 1962<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">35<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 35;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">La cit\u00e9 d&rsquo;Ys, Caen, 1988<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"5%\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: small;\">36<\/span><\/td>\n<td style=\"border-style: none; padding: 1px;\" width=\"70%\"><a style=\"name: 36;\"><span style=\"color: #804000;\"><span style=\"text-decoration: none; font-family: Calibri; font-size: small;\">Bran Ruz, Bruxelle, 1981<\/span><\/span><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul class=\"lcp_catlist\" id=\"lcp_instance_0\"><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13252\">Vision of Ys (step05) medieval city<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13238\">Vision of Ys (step04) city of Ys<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13176\">Vision of Ys (step03) &#8211; The city<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13089\">Vision of Ys (step02) Flight of Dahud<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=13067\">Visions of Ys (step01)<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=10213\">La l\u00e9gende la Ville d\u2019Is, r\u00e9cits et repr\u00e9sentations de la disparition des mondes coupables.<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3445\">Sciences et Avenir hors-s&eacute;rie 178 : la France des lieux maudits<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=6549\">A la recherche de la Ville d&rsquo;Ys<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3146\">La ville d&rsquo;Ys-Images Mus&eacute;e D&eacute;partemental Breton<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3305\">Projet Ys&ndash;les logos<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3284\">La Ville d&rsquo;Ys 1994<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3161\">Les r&eacute;cits de Gadlon et Dahud<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3248\">Ys et Duke-Nukem 3D<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3333\">La Ville d&rsquo;Ys &#8211; R&eacute;f&eacute;rences litt&eacute;raires<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3309\">La ville d&rsquo;Ys&ndash;Les lieux dans la litt&eacute;rature<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3411\">La Ville d&rsquo;Ys&ndash;Bibliographie\/Discographie<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3172\">Gwerz Kear Is ar Roue Gralon<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3224\">Portraits de l&eacute;gende<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3168\">A propos de Graslon, Gu&eacute;nol&eacute;, de Ker Ys<\/a><\/li><li class=\"current\"><a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3163\">Comment est n&eacute;e la L&eacute;gende de la Ville D&rsquo;Ys<\/a><\/li><\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(d&rsquo;apr\u00e8s Louis Oges (1) 1949) Le cataclysme, dit-on, eut lieu au V\u00e8me si\u00e8cle. Mais c&rsquo;est seulement au IX\u00e8me si\u00e8cle, sous la plume du chroniqueur Gurdisten, qu&rsquo;apparaissent pour la premi\u00e8re fois le nom de Ker ls et celui du Roi Grallon, que nous orthographions aussi Gradlon, mais que Marie de France, en ses lais du XII\u00e8me &hellip; <a href=\"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/?p=3163\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Comment est n&eacute;e la L&eacute;gende de la Ville D&rsquo;Ys<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26,32],"tags":[309,305],"class_list":["post-3163","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-production","category-ys","tag-references","tag-ys"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3163","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3163"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3163\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3387,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3163\/revisions\/3387"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3163"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3163"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.keris-studio.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}