Justification des choix esthétiques, architecturaux et urbains.

Les mémoires de Dahud
Les origines de la cité.
Mon père a quitté Kemper pour renforcer son royaume qui s'effiloche comme une vieille toile.
Son idée est de réunir sous un même vocable, tous les petits villages côtiers semés autour de la Baie de Douarnenez, puis de leur donner un centre militaire et spirituel important.
Et de m'en faire cadeau...
Nous venons de traverser des âges de tranquillité, mais de l'orient menacent les feux de la guerre.
La fondation de la cité
Les bâtisseurs de cités ont choisi pour le centre, un îlot de rochers.
Très exposé aux intempéries, il offre néanmoins un refuge idéal en cas de conflits.
Il est sur la mer comme un berceau fragile, que Malgven veillerait.
Les druides refusent de consulter les augures pour savoir si notre choix est bon. Les Chrétiens se répandent en continuelles prières pour implorer la protection de leur Dieu.
Le rocher s'étire sur une centaine de mètres, avec un étranglement à mi parcours. Nous avons ainsi un obstacle naturel au sein même de notre défense.
Graslon désire que sa cité, probablement sa future capitale, soit aussi belle que les villes romaines.
Le peuple suit avec enthousiasme et voit une promesse de puissance.
Les premières maisons sont celtes, de lourdes pierres forment leur soubassement, et un épais toit de chaume vient les couvrir.
Comme le veut la tradition, les demeures se placent sur le pourtour de l'enceinte, qui se résume pour l'instant à des pieux figés.
Graslon désire que sa cité ait un cardo et un decumanus. Sinon, elle ne sera jamais belle, dit-il.
Chacun se réserve un espace important pour réaliser un peu de culture et d'élevage. Mais la petite surface du rocher, et la pauvreté de son sol, rendent ces opérations vaines.
La tempête.
La cité prend rapidement forme. Des Bretons ont tenté de construire leurs maisons rondes, mais Graslon s'y est opposé.
Graslon désire que sa cité conserve une bonne homogénéité du bâti. Les Bretons se sont pliés.
Aux premières marées d'équinoxe, la ville a été envahie par les eaux.
La mer par un détour malicieux, contourne les rochers, et vient courir dans nos rues.
Nous mettons vivement en chantier une digue pour nous garantir de la prochaine marée, et devons élaborer un ensemble de portes gigantesques pour laisser pénétrer les navires marchands.
L'ouvrage n'est pas vraiment fiable. Sa rapidité d'exécution, justifiée par la fréquence des tempêtes ne m'inspire guère confiance.
Graslon désire que sa cité possède un temple chrétien en son centre.
L'église
L'influence de Gwénolé, ce maudit, est grandissante. Il m'humilie en public. Je crèverai les yeux de ce fanatique.
Mais le peuple suit Gwénolé, et moi je n'ai plus guère de fidèles.
Chacun construit sa maison sans vraiment suivre les axes tracés par Graslon.
Gwénolé me surveille, m'accuse de péché, parce que j'aime la vie. Sa laideur l'en empêche, lui.
Graslon désire une villae de type romain, c'est ridicule.
Graslon persiste et les premières fondations du palais romain de Graslon sont creusées. Non loin, les premières voûtes du temple de Gwénolé marquent le paysage.
Les animaux sont nerveux, depuis quelques temps déjà, les rongeurs ont quitté le rocher, suivis des chats et des chiens.
Les chevaux retenus par leurs liens, se cabrent à l'approche des palefreniers.
La tempête menace...
voir aussi : la légende
de la ville d'Ys contée par Gradlon
et la légende
"officielle"
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©Laurent Lescop - Ker Is - De la Légende à
l'Image de Synthèse 1992-1996
ean tpfe-1994